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298 MONOGRAPHIE DES KHASSONKÉ irait qui d'ordinaire caractérise le dyali : sa faconde vénale, source de la crainte et du mépris qu'il inspire à tous, son maître compris.

Mais il s'en faut que le rôle de dvali se borne partout et toujours à une perpétuelle médisance intéressée. En fait, le dvali n'est qu'un genre de Jiiabo et le point de départ de sa condition est le même : par faiblesse, intérêt ou tout autre motif, un homme libre est devenu l'obligé d'un autre moyennant, en retour, certains droits et les descendants de ces deux alliés sont demeurés liés pareillement.

En principe, le dyali est une manière de factotum de son protecteur qui réclame de lui toutes sortes de services, y compris de l'amuser et de le distraire. C'est ainsi que, par entraînement, certains dyali deviennent de véritables artistes, chanteurs, musiciens, danseurs, mimes, boulïons, tandis que d'autres, demeurant plus dignes, s'occupent seulement de régler les aflaires d'intérêt ou de garder les traditions de la famille du maître.

Les devoirs qui le lient à son protecteur n'empêchent pas \e dyali de mettre ses services à la disposition de qui lui plaît; comme, le plus souvent, il ne brille pas par la dignité personnelle, il se loue au plus offrant, quitte celuici pour celui-là qui le rémunère mieux selon son désir, ou lui est plus sympathique.

La plupart des dyali exploitent la crainte qu'inspirent à tous les indigènes leurs propos méchants; certains sont de véritables bateleurs qui tirent protit des penchants de l'indigène pour les fêtes qu'ils savent organiser et, à cet égard, les dyali du K.hasso ont une très grande renommée, il en est qui s'efforcent de s'abstraire de leur caste par une vie digne, mais, bien entendu, ils ne peuvent faire disparaître la tare que tous connaissent.

Pour le dyali aussi, le principe de continuité a déterminé l'endoganie de caste aujourd'hui très atténuée.

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