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27H MONOGBAl'HIE DES KHASSONKÉ berger est responsable des accidents sur\enus durant sa garde, sauf à prouver qu'il n'y a pas eu faute de sa part.
Ces bergers, qui ne s'éloignent guère des villages où ils reviennent chaque jour, sont rémunérés de manières diverses : d'aucuns ont droit au lait, un jour ou deux par semaine : d'autres reçoivent une nourriture de céréales et une fraction du lait: enfin, pour les troupeaux importants qui appartiennent à un même propriétaire, ils perçoivent un tantième du croît ; il arrive, également, que le berger est non pas loué et rémunéré par chaque propriétaire, mais bien par l'agglomération tout entière, d'ailleurs à des conditions analogues : part de lait et de croît. Les conditions sont un peu diiTérentes lorsque le berger doit assurer la transhumance des troupeaux ; alors, durant une période plus ou moins longue, il a la responsabilité totale des bêtes qui lui sont confiées et dont il doit tirer toute sa subsistance. 11 dispose de tout le lait et de tout le beurre et parfois d'une fraction de croît : mais tous les risques lui incombent. Survient-il un accident, il doit, dans le plus bref délai en faire tenir la nouvelle au propriétaire; en cas de perte ou de disparition, il est obligé de dédommager le propriétaire s'il n'établit pas de manière satisfaisante qu'il n'y a pas de sa faute. Il est responsable, dans une certaine mesure, de l'état du bétail et, s'il était prouvé que sa négligence est cause du dépérissement ou de la maladie du bétail, il aurait à indemniser le propriétaire. Si une béte crève, il doit rapporter sa peau. Les chevaux sont gardés près du village, généralement par les gamins; ils ne doivent jamais sortir de la lu, pour aller au pâturage, sans être entravés. Tout propriétaire, dont le cheval non entravé cause un dommage, est tenu à le réparer ; si le cheval était entravé, il y a lieu d'apprécier les circonstances. Les ânes vaguent entraxés également, autour du village et, le plus souvent, sans gardiens.