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DL: KKGI.ME foncier ET DES BIENS 259 au)(jur(J'hui, que des colleciivités, qui cxploilcnl des territoires plus ou moins étendus, n'ont plus ou, du moins, paraissent ne plus asoir, de dasili ; le HH>"a n'est plus toujours pa\é, il a tait place à d'autres exigences.

L'islam et l'action européenne ont souvent contribué à ces modifications, n"iais nulle part le principe coutumier de l'inaliénabilitédu sol n'a été entamé; quanta la jouissance, il a toujours été admis que le tenancier, disciple du dasiti propriétaire, pouvait la céder.

L'envahisseur indigène n'a rien changé à ce statut foncier : lorsqu'il a eu besoin de terres, il n'a jamais manqué de reconnaître à l'autochtone son droit de jouissance anté-rieur, car tout en lui enlevant la jouissance pour les terres dont lui, envahisseur, avait besoin, il lui payait un bunva pour éviter qu'en maudissant la terre, il ne la rendit stérile.

Il est, dans le Khasso, un exemple de vente du sol. A Médine, en i855, Faidherbe acheta au chef khassonké Dvouka Sambala, movennant 5.ooo francs une fois donnés et 1.200 francs de cadeaux par an, non seulement un vaste emplacement de 4 hectares pour la construction d'un fort, mais encore toute la rive gauche du fleuve, depuis Médine jusqu'au Félon, sur plus de 5 kilomètres de long.

11 convient de remarquer que le vendeur n'était nullement propriétaire de ce sol, dont il n'avait même acquis la jouissance que par la force. Les autochtones de cette région sont les Gadvo qui seuls auraient pu céder la jouissance mais n'auraient pu consentir à l'aliénation qu'en renonçant volontairement et unanimement à leur coutume. Le chef du Khasso continua d'ailleurs l'usurpation dont il avait tiré prolit : pour payer des dettes ou obtenir des cadeaux, il abandonna d'autres terrains aux Wolof, venus à .Médine pour commercer. A cette occasion, ces Wolof se lirent délivrer, pour constater leur prétendu droit de propriété, de vagues écrits, rédigés tantôt en mauNais arabe, tantôt en mauvais français, et, pour garantir le crédit que

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