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CHAPITRE YI MAJORITK, TUTELLK, INTERDICTION Le Noir ne connaît son âge que par une vague approximation et, encore, pas toujours; quelquefois, les marabouts gardent par écrit la date de naissance de quelques personnes; d'autrefois les parents se rappellent et enseignent à l'enfant qu'il est né à l'époque de tel ou tel évé-nement mémorable. En définitive, l'indigène n'est jamais en état de connaître son âge avec exactitude.

Rien ne saurait mieux indiquer que la coutume ne fait aucunement état de l'âge pour fixer la capacité : le développement physique de l'individu et, plus encore, sa maturité d'esprit, sont les seules indices dont s'inspire la famille pour concéder au Khamarin' les droits qui distinguent l'homme de l'adolescent et dont le plus important est, assurément, celui de prendre femme.

D'ailleurs, en général, les jeunes gens ne sont point autrement pressés d'entrer en ménage : les relations sexuelles, hors mariage, sont fréquentes; si bien même que, dans les centres importants, les jeunes filles, comme les jeunes hommes, préfèrent ces mœurs faciles et licencieuses aux obligations qu'entraîne la vie de famille. On garde le souvenir, à Médine, d'un ordre sévère du roi Dyouka Sambala : pour remédier au relâchement des

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