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230 MONOGRAPHIE DES K.I1.\SS0NKÎ; Le 7nama-dyo)nbo vient là réconforter ses protégées, il préside quelques moments à leurs ébats, puis donne le signal du départ et, ouvrant la marche, il entonne le refrain : Voici notre mère, nous n'avons plus rien à craindre, Voici notre mère qui est venue protéger ses enfants.
que tous les assistants reprennent en chœur.
Arrivé sur le bera, il chante : Faisons un petit tour de termitière, Pour notre mère.
Et il danse en lançant des couplets où lui-même est mis en scène sous des pseudonymes divers, par exemple : Fa Moussa habite une case tout en paille, De la base au sommet.
Suffisamment excité par ces préambules, qui ont attiré la foule des spectateurs et avancé la soirée, il s'écrie : Tu me chasses quand je me secoue.
C'est le signal attendu, par lequel il annonce qu'il va commencer ses récits : exploits légendaires, faits de guerre traditions historiques et surtout, surtout, descriptions horfiantes de scènes de sorcellerie.
A la lueur d'un feu de paille, à la clarté de la lune, le spectacle ne manque pas d'originalité ; il se prolonge souvent assez avant dans la nuit. Lorsque la guérison des fillettes est assurée, le comité des fêtes fixe le jour de la purification. Ce jour-là, dans la matinée, le mama-dyombo va chercher ses jeunes proté-gées. Elles quittent leur case à la suite de la vieille sema et aussitôt, la foule des parents et des amis les entoure. Le mama-dyombo, qu'escortent des musiciens, domine la foule qui dévale par les rues, comme une procession allant