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146 MONOGRAPHIE DES RHASSONK.É vation directe, qui alTirme l'incohérence des résultats, l'on veut substituer une logique dont ces manifestations ne sont tributaires que par exception et souvent encore involontairement.

On ne saurait trop le répéter, cependant, la coutume d'origine purement civile, laïque si Ton veut, est tellement rare que l'on peut, a priori, la tenir pour étrangère au milieu indigène; elle y a été importée ou s'v est introduite par répercussion.

Ces notions générales sont indispensables pour saisir dans leur signification profonde les diverses manifestations de la vie indigène: nous ne saurions mieux faire pour le montrer que de décrire certains faits authentiques qui en sont comme le commentaire.

Gran Dyallo, étant adolescent, fut atteint d'une maladie qui répuisait au point que, d'un instant à l'autre, on s'attendait à le voir mourir. Son père fit alors venir un mamadyombo célèbre par ses pratiques efficaces contre les sorciers. Le mama-dyombo convoqua les habitants du lieu à un très grand tamtam, au cours duquel il eut vite fait de découvrir une dizaine de femmes, assurément sorcières, parmi lesquelles figurait la propre mère de Gran. Le kullélango leur fut attaché et elles avouèrent tous leurs maléfices.

Le mama-dvombo les mit dans l'obligation de soigner leur victime. A cet effet, elles préparèrent une décoction à base de feuilles de turo {Ficus sp.) qu'elles lui administrèrent en boisson et en lotion. Il se rétablit peu à peu et l'on remarqua que, par contre, le turo dépérissait si bien que, lorsque la guérison du jeune homme fut complète, il se trouvait tout à fait desséché, alors cependant qu'il était au bord de l'eau. Aussi, pour tous, il fut indubitable que l'esprit

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