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LA Vin MATKKlKI.Ln LT MOUALK i33 graves, telle que la guerre, comporte une caisse demi-sphé-rique en bois sur laquelle la peau est tendue ; cette caisse est parfois une sorte de coupe en poterie ou en bois qui permet de poser l'instrument à terre ; ce tamtam est, dans lesirandes occasions, porté par deux individus à l'aide de deux courroies latérales, un troisième frappe l'instrument avec une sorte de balle dure attachée à l'extrémité d'une corde ou courroie ; autrefois, cette balle était quelquefois remplacée par la main coupée à un ennemi.
Aux tamtams, il faut ajouter comme instruments de rythme, les sonnettes, clochettes et autres sonnailles qui résonnent dès que ceux qui les portent s'agitent et que musiciens et danseurs attachent à leurs poignets, à leurs chevilles et en di\'ers endroits du corps.
Les vrais instruments de musique sont les bala, sortes de xylophones appelés balafon par les Européens et dont les possesseurs sont généralement étrangers à la région ; des harpes et des guitares très primitives ; des sortes de flûtes; des cornes faisant office de trompes.
Les chefs indigènes aiment posséder, au moins temporairement, un orchestre assez nombreux. Le Khasso est renommé pour l'excellence de ses musiciens et de ses danseuses : les uns et les autres appartiennent, entant que professionnels, à la caste des dyali.
Il y a assurément plusieurs sortes de danses; dans les unes, les danseurs se présentent un à un et leurs mouvements sont scandés suivant le rythme de la batterie ; dans d'autres, plusieurs personnes inlcr\ienncnt en même temps et parfois, enfin, toute une théorie de femmes ou d'hommes entrent en scène. Il y a des danses que seules les femmes pratiquent; souvent, le soir, au crépuscule, elles se réunissent quelques-unes, se forment en une double haie, chacune battant des mains pour rythmer le pas de l'une d'elles, qui cède ensuite la place à une autre et ainsi de suite. Le tout, d'ordinaire, avec accompagnement de chants.