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i,\ VIE mati':bii:i.i.e l.t morale i-i5 Sur quels produits portait le commerce qui se faisait à Médine ?

Au début, les esclaves et l'or trouvèrent, là, un facile écoulement, mais ce que Ton recherchait surtout c'était la 'omme dont la prépondérance s'affirma de plus en plus, au fur et à mesure que la traite des esclaves se trouva entravée jusqu'à être supprimée en droit, puis en fait.

D'ailleurs, à partir de 1878, une ère nouvelle commença; le plan dressé par Faidherbe entrait en application et Médine devint le chef-lieu de notre administrati(n. Mais pour quelques années seulement, car Médine était d'accès difli cile par le lleuve, même aux hautes eaux, à cause du barrage des Kippes; elle fut donc délaissée administrativement pour Kayes; son commerce n'en fut point diminué, durant de nombreuses années : la traite continua sur la gomme à laquelle s'ajoutèrent peu à peu les grains (mils, maïs), les arachides, le caoutchouc. Et, alors que Ka\es prenait chaque jour plus d'e.xtcnsion et d'importance et voyait grandir sa prospérité par le commerce dirigé surtout par des Européens, Médine conservait son même cachet indigène avec ses éternels traitants.

Quant aux procédés de ce commerce, ils méritent d'être décrits au moins brièvement.

Dans tous les grands centres indigènes, le commerçant qui vient de l'extérieur doit, avant de rien faire, obtenir, en quelque sorte, la libre pratique. A cet etTet, dès en arri\ant, il se met en rapport avec les autorités du lieu, lesquelles ont seules qualité pour lui permettre de trafiquer En cas d'autorisation, un hôte idyatigi) lui est assigné . désormais il ne doit rien faire sans cet hôte, qui est, en quelque manière, son représentant et son répondant à l'égard des autorités locales. C'est par cet hôte qu'il a con naissance de l'état du marché et qu'il peut écouler ses marchandises ei acquérir, aux meilleures conditions, ce

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