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112 iMONOGBAPUlE DES K.HASSONKE gots, la vase préférée est celle dans laquelle pou rissent des fruits debarana. La teinte obtenue est d'autant plus foncée que Ton fait de plus nombreuses immersions.

Les cuirs sont facilement coloriés. Pour le rouge l'on a recours à une nianière de sorgho sauvage qui présente aux environs des nœuds une légère pellicule rouge. A cette pellicule réduite en poudre l'on ajoute un peu d'eau et un peu de soude et l'on obtient une belle couleur rouge que l'on étale avec un chitTon sur le côté convenable de la peau. La coloration jaune s'obtient avec de la poudre de feuilles de kerheio additionnée d'eau et d'un peu d'alun ou encore de celle, mèmement traitée, des fleurs et feuilles du bobo. Tannage. — Pour tanner une peau de mouton voici comment on opère. D'abord on la plonge pendant 12 à 24 heures dans un bain d'eau sodique, après quoi on enlève les poils à l'aide d'un ràcloir, en plaçant la peau sur une pièce de bois sans arêtes vives. L'on enlève tout débris de chair ou de graisse.

Puis l'on déterge la peau. A cette lin, on la recouvre, du côté où se trouvaient les poils, soit de la pulpe que l'on trouve à l'intérieur des courges non mûres, soit d'une pâte formée de « courge de singe » écrasée, soit de fiente de poule, .\insi enduite la peau est roulée de manière à ne mettre en contact que les parties qui ont reçu le détergent, puis placée sous un vase en terre que l'on expose au soleil. Une action de deux heures dans ces conditions est nécessaire et suffisante. En la prolongeant Ton risquerait de détériorer la peau. Celle-ci laxce est prête pour le bain de tannage.

Le bain est formé avec des fruits d'Acacia adansonii, secs ou \erts, pilîs et délayés dans l'eau froide; la peau ' est immergée et on ne l'y laisse pas en repos : il faut continuellement la malaxer avec les mains. Au bout de deux jours elle est tannée.

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