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108 MONOGRAPHIE DES KHASSONKÉ raison de la dilTérence de races des conjoints, de même il s'oppose absolument à laccouplemeni de l'àne et de la jument. Aussi le mulet indigène fait totalement défaut chez les Khassonké et même, peut-on dire, chez tous les noirs du Sénégal. Pourtant, il semble qu'aujourd'hui ce rigorisme commence à céder à nos sollicitations appuyées d'arguments pécuniaires.
La basse-cour est très peu garnie, toutaO plus comprendelle un certain nombre de poules de petite espèce, de chair médiocre, qui demeurent à demi sauvages et dont les œufs, d'ailleurs déposés le plus souvent dans la brousse, ne sont point recherchés de l'indigène.
La pintade, le canard ne sont point domestiques.
Dc-ci de-là Ton place, quelquefois, dans les arbres des ruches en paille pour recueillir les abeilles dont le miel est très apprécié. .Mais souvent l'on se contente de rechercher les gîtes d'abeilles et de récolter le miel et la cire qui s'y trou\ent.
luduslrics manufaclu rières.
Filage et tissage. — Le coton est récolté et soigneusement trié par les femmes. Elles procèdent ensuite à l'égrenage: à l'aide d'une petite baguette cvlindrique de fer ou de bois, la soie est pressée sur une pierre plate, de manière à faire sortir la graine. Ensuite, l'on carde le coton et l'on emploie couramment pour cet office les cardes européennes importées.
Pour procéder au iilage, l'on enroule, autour d'une manière de courte quenouille, une certaine quantité de coton cardé, la (ileuse saisitquelques brins qu'elle tire avec la main droite et lixe à la partie supérieure d'une manière de fuseau, auquel elle imprime un mou\ement de rotation rapide pour amener la torsion des iils. (>e fuseau se compose d'une mince baguette de bois à peine plus grosse qu'une forte aiguille à tricoter et portant, à rextrémité op-