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FERLINl'S NARRATIVE " ce furent des tissus en coton qui semblaient couvrir d'autres " objets. . . . Mon coeur battit avec nouvelle force : je croyais " trouver d'autres objets en or. . . . Mais si ce precieux metal ne " s'offrit pas a ma vue, je n'en fus pas peu dedommae par la " decouverte de deux vases en bronze, de la forme la plus elegante " et si bien conserves qu'on eut dit qu'ils sortaient de la main de "I'ouvrier. Chacun pourra s'en convaincre en jetant les yeux sur " les N. 105 et 106 du catalogue, et sur les figures 15 et 16 de la " planche ; ces vases contenaient egalement une matiere noire " pulverisee dont nous rapportons I'analyse. Depuis la hauteur B, '• j'etais parvenu, en vingt jours, a demolir la pyramide jusqu'au " plan de la colline ; je ne trouvai que de larges dalles d'une pierre " noire, appelee en Numidie gallah. Le vestibule (let. C) etait " encore intact ; au-dessous, et d'un cote etait grave sur la pierre " le nom de Cailliaud. Ce vestibule etait convert de hieroglyphes " sculptes sur plusieurs lignes. En face de la porte d'entree on " voyait une figure d'homme majestueusement assise sur un lion, et " tenant en main un objet dont il fut impossible de determiner " les formes. Pour le bien de la science j'aurais vivement desire " m'emparer d'une de ces pierres si interessantes, mais elles " (5taient d'une telle pesanteur que le transport devenait impossible " dans cet immense desert ; je me bornai a detacher un morceau " de la pierre qui etait en face de la porte d'entree et que je crus " etre le plus curieux a cause du cartouche qui y etait grave " (No. 149).
" J'esperais trouver a I'interieur de la pyramide I'escalier que " j'avais decouvert dans les petites, et par lequel on descendait a "la chambre sepulcrale ; mais mon attente fut trompee ; je fus " arrete par les nombreuses couches de pierre dite gallah. Alors "j'essayai de m'ouvrir un passage en suivant les traces d'un '•'sentier creuse sous le vestibule, a la distance d'environ huit " pieds, et qui se prolongeait vers le bas de la colline. Je fis done " creuser a I'extremite de ce sentier, sous le vestibule, mais je fus " egalement arrete par des blocs de pierre assembles avec du " ciment. Je voulus toutefois poursuivre mes recherches en cet " endroit, et comme je n'avais pas besoin de tant d'ouvriers j'en " congediai bon nombre ; mais ils ne manquaient pas de revenir " a I'ouvrage sans etre requis, et nous regardaient travailler d'un " air mena9ant et armes de leurs lances.
" Cette attitude here eveilla mes soup9ons. Je chargeai mes " negres et mes domestiques de surveiller ces hommes qui '* commen9aient a devenir dangereux pour nous, lor[s]qu'au bout " de six jours je fus informe par un de mes esclaves fideles qui " connaissait leur langage et qui s'etait introduit parmi eux, que " ces barbares armes se disposaient a me surprendre dans le " dessein de s'emparer de mes tresors. Je voulus d'abord les "attaquer et les disperser a I'aide des miens, mais M. Stefani " m'en detourna : j'eus pitie de nos femmes et de la famille de " I'albanais. Je reflechis en outre que s'il arrivait quelqu' 319