AUDIENCE DU 14 JUIN. 27
La chute de Khartoum eut lieu le 26 janvier 1885, un
lundi, à neuf heures (arabe) de la nuit.
Une compagnie du Bringhi-Alaï a été presque anéan-
tie sur le côté Ouest de la ligne de défense.
Farragh-Pacha était commandant général.
Hassan-ElTendi ^ était au Bachinghi-Alaï-, au Nil
Blanc. Il commandait toute la ligne.
Les Mahdistes sont entrés du côté du Nil Blanc, entre
les barques et la première compagnie, par un endroit non retranché dont le commandant était Youssef-EfTendi-
Effat.
Les soldats des barques ont fait feu dès qu'ils se sont
aperçus de l'entrée de l'ennemi. Le fort INIakran a tiré.
L'assaut ayant eu lieu de nuit, le témoin n'a pu voir
la distance du point de départ des assaillants.
L'assaut eut lieu sans être précédé de coups de canon.
L'ennemi avait des armes à feu et des armes blanches;
mais il se servait de préférence des armes blanches. Quand l'ennemi est entré dans Khartoum, il s'est
emparé des poudrières et des armes telles qu'elles étaient.
Les défenseurs de Khartoum n'avaient pas reçu
d'ordres pour se réunir, en cas de défaite, sur un point
quelconque de la ville.
Le témoin a entendu dire que Farragh-Pacha avait fait
ouvrir les portes de Khartoum, — ainsi que Hassan-
Benhassaoui qui, ayant franchi le fossé, était sorti de la
ville. C'étaient des bruits courants.
1. L'accusation persista pendant tout le procès à refuser à Hassan-Bey-Benhassaoui le gracie de Miralaï. On veri-a plus loin
les incidents qui surgirent à ce propos et quelle fut l'issue de
cette contestation.
2, Bachinghi-Alaï. — 5™° Régiment.