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AUDIENCE DU 14 JUIN. 25 tant; on pouvait voir l'ennemi et reconnaître ses mouvements. Il y a donc eu insouciance ou complot avec l'ennemi.
Dans un rapport de Hassan-Bey, il est question d'une partie du fossé comblée et non creusée à nouveau; mais cette circonstance ne dégag'e pas sa responsabilité pour deux motifs : A. La surveillance de toute la ligne ou tout au moins de la partie par laquelle est entré l'ennemi lui était confiée ; il était de son devoir de faire réparer la partie endommagée du fossé comme de prendre toutes les mesures voulues pour la défense.
B. La connaissance par l'ennemi de la faiblesse de la défense de ce côté (que Hassan-Bey reconnaît, mais dont il rejette la faute sur autrui, malgré les déclarations des témoins que vous allez entendre) est la preuve que Hassan-Bey s'obstinait à correspondre avec l'ennemi, puisque l'ennemi avait ce renseignement huit jours avant la chute de la place — et l'état des choses n'avait pas été changé l De tout ce qui précède, résulte la conviction que Khartoum est tombé par tromperie et trahison Aussitôt après ce réquisitoire, il est passé à l'audition des témoins.
1. Ce réquisitoire fut écrit, signé par S. E. Mohamed-Moukhtar-Pacha et remis à la Cour.