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85 vents. Les vaisseaux y viennent chercher du blé et de l'orge. Elle est habitée par des familles Macmoudiennes qui s'adonnent à l'agriculture et qui élèvent des bestiaux. Aux environs demeurent des Berbers Doggâla, tribu dont le territoire s'étend jusqu'à Marsâ Mâssat et à Taroudant du Sous; il contient beaucoup de stations, de villages et d'aiguades, mais possède peu d'eau. D'Aghmât on se rend, en suivant la direction du nord-est, aux deux villes de Dây et de Tâdela, en 4 journées; ces deux villes sont à la distance de 1 journée l'une de l'autre. Dây est située au pied d'une montagne qui fait partie de la chaîne du Daran. On y exploite des mines de cuivre; le métal est en général très pur, de qualité supérieure et de couleur blanchâtre; il s'allie facilement avec d'autres métaux et on l'emploie dans la fabrication des mors d'argent. Lorsqu'on le bat, sa qualité s'améliore et il n'est pas sujet à se fendre comme les autres cuivres. Plusieurs personnes supposent que les mines de cuivre dont il est ici question dépendent du Sous; c'est une erreur, car la ville de Dây ne fait aucunement partie de ce pays, dont elle est éloignée de plusieurs journées de chemin. Le métal qu'on extrait de 75 ces mines n'est pas seulement employé sur les lieux à divers usages, on l'exporte aussi au loin. La ville de Dây est petite, mais bien peuplée et fréquemment traversée par des caravanes. On y cultive beaucoup de coton, moins cependant qu'à Tâdela qui en produit une quantité considérable; presque tous les tissus de coton dont on fait usage dans le Maghrib occidental se font avec le coton venu de ces pays. Les villes de Dây et de Tâ-dela possèdent abondamment tout ce qui est nécessaire à la vie; elles sont habitées par des Berbers de différentes tribus. A l'est de ces villes habitent les tribus berbères des Banou Walim (Wali him), des Banou Wizgoun et de Mindâsa ¹). Sur le penchant de la montagne qui 1) Il faut se garder de confondre cette tribu, dont le nom s'écrit le plus sou-