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105 autres semblables. On trouve sur cette montagne beaucoup de scorpions de couleur jaune, peu dangereux.
De nos jours, Bougie est la capitale du Maghrib central et la ville la plus importante (litt.: l'œil) des états des Hammâdites. Les vaisseaux y abordent, les caravanes y viennent, et c'est un entrepôt de marchandises. Ses habitants sont riches par le commerce et plus habiles dans divers arts et métiers qu'on ne l'est généralement ailleurs. Les marchands de cette ville sont en relation avec ceux du Maghrib occidental, du Sahara et de l'orient; on y entrepose beaucoup de marchandises de toute espèce. Autour de la ville sont des plaines cultivées où l'on recueille du blé, de l'orge, des figues et d'autres fruits en abondance. Il y a un chantier, où l'on construit de gros bâtiments, des navires et des galères, car les montagnes et les vallées environnantes sont très boisées et produisent de la résine et du goudron d'excellente qualité. On s'y livre à l'exploitation des mines de fer qui donnent à 91 bas prix de très bon minerai; en un mot, c'est une ville très industrieuse. A la distance d'un mille de Bougie coule une grande rivière qui vient du côté de l'ouest, des environs des montagnes de Djordjora, et qui, près de son embouchure, ne peut être traversée qu'en bateau; plus haut, dans l'intérieur des terres, les eaux de cette rivière sont moins profondes et on peut la passer à gué.
La ville de Bougie est un centre de communications. Voici les distances qui en séparent les villes principales du Maghrib central: Bougie est éloignée d'Icdjân ¹) d'une journée et demie.
---¹) Icdjân est la montagne des Ktihma, et c'est là qu'Abou Abdollah le missionnaire Fratimate, s'établit au commencement de sa carrière, voyez Hist. des Herb., II. p. 512 et 514. La prononciation du nom de cette montagne est néanmoins incertaine. Le Merded a Inkidjân (comp. Ilmo'l-Athir, VIII. p. FF); selon les diverses leçons des manuscrits d'Edrisi, ici et ci-après, p. 98 du texte arabe, il paraît qu'il faut lire انکنجدان Itkiddjân ; M. Jaynboll, dans ces notes sur le Merded (IV. p. 186) a adopté la leçon d'Aboulféda et de Nowari. Icdjân on Ihidjan. J'ai traduit اىوم وبعض par set demie" en comparant le passage ci-après, p. 98.
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