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112 Ces arches sont supportées par des piles qui brisent la violence du courant et qui sont percées, à leur sommet, de petites ouvertures (till. qui sont munies, à leur sommet, d'arch? prites, comme si c'étaient les filles des autres) ordinairement inutiles. Les dés crues extraordinaires qui ont lieu de temps à autre, les eaux qui s'élèvent au-dessus du niveau des piles, s'écoulent par ces ouvertures. C'est, nous le ré-pétons, l'une des constructions les plus curieuses que nous ayons jamais vues. Dans toute la ville, il n'est pas de porte de maison, grande ou petite, dont le seuil ne soit formé d'une seule pierre ; en général aussi les piliers des portes se composent soit d'une, soit de deux, soit de quatre pierres. Ces maisons sont construites en terre et le rez-de-chaussée est toujours dallé. Il existe dans toutes les maisons, deux, trois ou quatre souterrains creusés dans le roc; la température constamment fraîche et modérée qui y règne, contribue à la conservation des grains. Quant à la rivière, elle vient du côté du midi, entoure la ville du côté de l'ouest, poursuit son cours autour de la ville vers l'orient, puis tourne vers le nord, baigne le pied de la montagne à l'occident et retourne de nouveau vers le nord, pour aller se jeter enfin dans la mer, à l'ouest de la rivière de Sahar ¹). Constantine est l'une des places les plus fortes du monde; elle domine des plaines étendues et de vastes campagnes ensemencées de blé faut ajouter ici la négation, et lire »qui ne sont pas du côté de la ville", ou bien, il faut corriger plus haut الغرب (l'est) au lieu de الشرق (l'ouest) dans les mots »qui sont situées du côté de l'ouest." 1) Cette remarque de l'auteur est assez ridicule, car il n'y a pas une seule rivière d'importance entre celle de Bougie et celle de Constantine, et l'embouchure du grand fleuve (al-Wadi l-Kabir) dont il est question n'a pas le moindre besoin d'être déterminée. On comprend aisément qu'on ne peut penser à la rivière de Sahar qui, ayant ses sources non loin d'al-Ghadir, coule vers al-Masila et se jette ensuite dans le marais salé du Hodna (v. Becri, p. of, of et iff).