Facsimile · p. 428
210 teau de Tisear, qui est très-fort d'assiette, et autres lieux fortifiés dont nous traiterons ci-après.
Puis le pays de Todmir, où sont Murcie, Orihuela, Carthagène, Lorga, Mula, Chinchilla.
Ce pays est limitrophe à celui de Cuenca, où sont Orihuela ¹), Elche, Alicante, Cuenca, Segura.
Puis la province d'Erghira (Enguera) ²), où sont Xativa, Xucar, Dénia, et un grand nombre de châteaux forts.
Puis la province de Murviédro, où sont Valence, Murviédro, Burriana, et un grand nombre de lieux fortifiés.
Puis, en se dirigeant vers le nord, la province des Câtim ³), où sont Alpuente et Santa Maria, surnommée d'Ibn-Râzin (Albarracin).
Puis la province de la Waladja ⁴), où sont Sorita ⁵), Fita (Hita), Calatrava.
---1) L'auteur a déjà nommé cette ville parmí celles de la province de Todmir. 2) Jaubert rend ce terme par Alcira; mais Alcira est إنْجِبْرَة (شعب) et cr mot ne peut jamais devenir إنْجِبْرَة. 3) Quand on compare ce qu'Edrisi dit plus loin (p. 189 du texte), on voit que إنْقَوَاضِم est le nom de la population qui habitait cette province à l'époque où elle était encore au pouvoir des musulmans ; mais je dois avouer que je n'ai jamais trouvé ce nom ailleurs. et peut-être Edrisi a-t-il mal entendu. Alpuente était la demeure des Benou-l-Câsim, les descendants d'Abd-al-melic ibn-Catan le Fihrite, qui avait été gouverneur de l'Espagne (voyez Makkarí, II, p. 11). Dans le onzième siècle ils se rendirent indépendants et leur nom s'est conservé jusqu'à nos jours dans celui du village appelé Benicasim, situé à l'orient d'Alpuente, près de la côte. Au lieu de Beni-Câsim, le peuple disait peut-être al-Cawâsim, pluriel de Câsim, et il se peut qu'Edrisi ait altéré ce mot en al-Cawâtim, parce qu'il ne le comprenait pas. 4) Plusieurs districts en Asie et en Afrique portent le même nom, comme on peut le voir dans le Marâcid, III, p. 296-7. 5) L'auteur du Marâcid connaît cet endroit. C'est Almonacid de Zorita, dans la province de Guadalaxara. Voyez l'ancienne traduction espagnole de Bâri, p. 48 (dans les Memorias de la Real Academia de la historia, t. VIII).