Facsimile · p. 403
235 tourée de jardins et de vergers qui sont proches l'un de l'autre et qui produisent des fruits en quantité prodigieuse. On y jouit de toutes les commodités de la vie. Il y a des bazars et des métairies. D'Orihuela à la mer, 20 milles. D'Orihuela à Murcie, 12 milles. Et à Carthagène, 45 milles. De Denia, ville maritime dont il a été plus haut fait mention, à Alicanto, en se dirigeant vers l'ouest et en suivant la côte, 70 milles. Alicante est une ville peu considérable, mais bien peuplée. Il y a un bazar, une mosquée cathédrale et une mosquée paroissiale. Le sparte qui y croit s'expédie vers tous les pays maritimes. Le pays produit beaucoup de fruits et de légumes, et particulièrement des figues et du raisin. Le château qui défend cette ville, construit sur une montagne que l'on ne peut gravir qu'avec beaucoup de peine, est très-fort. Malgré son peu d'importance, Alicante est un lieu où l'on construit des vaisseaux pour le commerce et des barques. Dans le voisinage, du côté de l'occident ¹), est une île qui porte le nom de Plana. Elle est à 1 mille de distance de la côte; c'est dans ce port excellent que se cachent les navires des ennemis. Vis-à-vis de cette île est le cap du garde (Santa-Pola). De là à Alicante on compte 10 milles. D'Alicante à Elche par terre, 1 journée faible. Et d'Alicante aux bouches de Bélich, 57 milles. Bélich, avec des ports, est un grand étang formé par les embouchures de torrents et où entrent les navires ²). De Bélich à l'île des souris (Isla Grosa), 1 mille. De cette île à la terre ferme, 1 mille et demi. De là au cap al-Cabtél (Cap de Palos), 12 milles.
1) J'ai dû placer ces mots dans le texte, parce qu'ils se trouvent dans deux manuscrits, mais il ne peut pas y avoir d'île à l'ouest d'Alicante, et Plana est au sud de cette ville. 2) Il s'agit de la Mal Menor. 194