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241 faisait dans aucune autre ville d'Espagne, et ils possédaient d'immenses capitaux. Le nombre des caravanserails enregistrés aux bureaux de l'administration comme tenus à payer l'impôt sur le vin ¹), était de mille moins trente (970). Quant aux métiers à tisser, ils étaient, comme nous venons de le dire, également très-nombreux.
Le terrain sur lequel est bâtie cette ville est, jusqu'à un certain rayon, de tous côtés fort pierreux. Ce ne sont que roches amoncelées et que cailloux durs et aigus; il n'y a point de terre végétale; c'est comme si on avait passé au crible ce terrain et qu'on eût fait exprès de n'en conserver que les pierres. A l'époque où nous écrivons le présent ouvrage, Alméria est tombée au pouvoir des chrétiens. Ses agréments ont disparu, ses habitants ont été emmenés en esclavage, les maisons, les édifices publics ont été détruits et il n'en subsiste plus rien.
Parmi les dépendances ou paroisses de cette ville sont Berja et Dalias. La distance qui sépare Alméria de la première de ces villes est de 1 forte journée.
De Berja à Dalias on compte environ 8 milles. Berja, plus considérable que Dalias, possède des marchés, des fabriques et des champs cultivés.
On peut se rendre d'Alméria à Malaga par terre ou par mer. La première de ces voies fait plusieurs détours; la distance est de 7 journées.
Par mer on compte 180 milles; Savoir: D'Alméria au bourg d'al-Badjānis 2) sur mer, 6 milles. (La route de terre de Berja et de Dalias passe par al-Badjānis.) De ce bourg à l'extrémité du golfe où est une tour où l'on allume 1) La leçon du texte semble bonne; voyez le Glossaire. 2) La leçon est incertaine.
JJ