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262 tes dans l'intérieur ou à l'extérieur de l'édifice s'élève à trois cents en y comprenant les grandes et les petites. Au haut est un pavillon avec quatre portes destiné au logement des deux crieurs qui doivent y passer la nuit. Le nombre total des crieurs est de seize employés chacun à son tour, de telle sorte qu'il y en a toujours deux de service par jour. 212 Au-dessus de la coupole qui couvre ce pavillon on voit trois pommes (ou boules) d'or et deux d'argent, et des feuilles de lys. La plus grande de ces pommes pèse 60 livres de l'espèce de celles dont on se sert pour le pesage de l'huile. Le nombre total des personnes attachées au service de la mosquée est de soixante; elles sont sous l'inspection d'un intendant. Lorsque l'imâm a commis quelque faute ou négligence dans la prière, il ne fait point ses adorations avant le selâm, mais bien après ¹). A l'époque où nous écrivons le présent ouvrage, la ville de Cordoue a été écrasée sous la meule du moulin de la discorde; les rigueurs de la fortune ont changé sa situation, et ses habitants ont éprouvé de trèsgrands malheurs, en sorte que sa population actuelle est peu considérable. Il n'est pas (cependant) de ville plus célèbre dans toute l'Espagne. On voit à Cordoue un pont qui surpasse tous les autres en beauté et en solidité de construction. Il se compose de dix-sept arches. La largeur de chaque pile et celle de chaque arche même est de 50 empans; celle du dos est de 30 empans. Ce pont est garni de tous côtés de parapets qui s'élèvent à hauteur d'homme. La hauteur du pont, à partir du trottoir jusqu'au niveau des plus basses eaux dans les temps de sécheresse, est de 30 coudées. Lors des fortes crues, l'eau atteint à peu près à la hauteur des ouvertures. En aval du pont et au travers 1) Le selâm est un salut en l'honneur du Prophète, que les muedzins chantent le vendredi une demi-heure avant midi; voyez Lane, Modern Egyptians, I, p. 117; mais ici il ne peut pas être question de ce selâm, parce qu'on le chante avant le service du vendredi. En comparant Hariri, p. 156 de la 1re édit., avec Lane, I, p. 119, je crois qu'il s'agit plutôt du selâm qu'on dit après les deux rek'as.

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