Facsimile · p. 264
374 Freytag, *Chrest. arab. gramm. hist.*, p. 73, l. 12; Kosegarten, *Chrest.*, p. 61, l. 4 (où il faut lire (وَصِبَانَهُ; Becri, p. 131, l. 9; Ibn-Batouta, IV, p. 138. Mais c’est aussi, s’il est permis de s’exprimer ainsi, une marque d’estime substantielle, c’est-à-dire, un *présent*, un *cadeau*, Edrisî, p. 18.; Ibn-Bassâm, man. de Gotha, fol. 6 v. : بشير البه بكرامة هل يفبلها. De nos jours le mot أجرام désigne de même le salaire, les *honolaires*, que le sultan donne annuellement aux habitants des deux villes saintes, la Mecque et Médine; voyez Burton, *Pilgrimage* etc., I, p. 224, 345 dans la note, II, p. 7, 257. أكوام se trouve aussi, dans le sens de *salaire*, dans les *Mille et une Nuits* (apud Kosegarten, *Chrest.*, p. 26; l'édition de Macnaghten et celle de M. Fleischer présentent ici une autre rédaction).
Le mot كسب, *quaestus, lucrum* chez Freytag, a reçu au Maghrib le sens de *bétail*, car Alcala traduit *ganado menudo* et *ganado mayor* par كسب. et *ganadero de ganado menudo* (celui qui possède du menu bétail) par كَسَّاب. Le mot كَسْب répond donc exactement à l'espagnol *ganado*, car la racine كسب signifie *acquérir*, de même que *ganar*, dont *ganado* est le participe. M. Diez (*Etymol. Wörterb. der rom. Spr.*, p. 494), à l'article *ganado*, observe qu'en vieux français le mot *proie* s'employait souvent dans le sens de *troupeau*, et l'arabe présente un exemple tout à fait analogue, car غَنَم signifie *des moutons*, غُنْم *proie*, et la racine غَنِمَ, *pro praedâ quid abstulit*. Le mot مَكْسَب, pl. مَكَاسِب, qu’Edrisî emploie, p. 49, l. 5, dans le sens de *moyen de gagner de l'argent*, peut donc signifier aussi: *l'endroit ou se trouve le كسب, le bétail*, c’est-à-dire, *pré, prairie*, et il a certainement ce sens chez Edrisî, p. 119, avant-dern. l. : بها زرع ومكاسب وعيون, et p. 202, l. 2. Dans un autre passage d'Edrisî, *Clim. V, Sect. 1 (Léon)*, le mot مكاسب a évidemment le sens de *bétail*, car on y lit: ولهم معاملات وتجارات بالمكاسب والنتاج.
Remarkez p. 131: يوما وسدسرا (fraction) كَسْرِ . كسر *journée*; Belâdzoṛî, p. 466: كَسْراً الا كَسْرًا 32 ديواناً; comparez p. 514, l. 5 a f.