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ET LA CAISSE DE LA DETTE ÉGYPTIEENE 495 fense au gouvernement égyptien d’ordonnancer, et aux com¬ missaires de la Dette de payer une dépense quelconque rela¬ tive à l’expédition du Soudan, au moyen de fonds prélevés sur le fonds de réserve général. Les trilninaux furent saisis de l’affaire : en première instance et en appel, le Syndicat obtint gain de cause; la restitution des sommes déjà prélevées fut ordonnée.
Le gouvernement britannique fit alors, au gouvernement égyptien, l’avance de ces sommes, dont, plus tard, la (’hambre des Communes, en juin 1898, autorisa l’abandon jusqu’à con¬ currence de 20 millions de francs environ. Beaucoup d’An¬ glais se réjouirent de cette dépense, qui affirmait, selon eux, d’une façon définitive, les droits de leur gouvernement sur le résultat d’une conquête ainsi opérée à ses frais.
Rien ne donne une meilleure idée de l’activité de la Caisse que la lecture du compte rendu annuel de ses travaux. Pre¬ nons le dernier paru, celui qui embrasse les opérations de l’année 1902. Nous y voyons que les encaisses disponibles ont été employées à faire des avances soit au gouvernement, soit à des particuliers, en Egypte et en Europe, à des taux variant entre 2 et 4 %. A la fin de l’exercice, le total des placements s’élevait à 3.352.000 livres égyptiennes (valant 25 francs 923 l’une), dont 745.000 au gouvernement, en compte-courant à 2 1/2, L385.000 pour travaux d’utilité publique à 2,et 1.222.000 à des particuliers, à des taux divers.
Par son intervention dans un grand nombre de circons¬ tances, la caisse contribue dans une mesure considérable à la bonne administration du pays. C’est ainsi qu’elle est appelée à donner son opinion sur les prélèvements que la Direction des chemins de fer est autorisée à faire pour les dépenses d’exploi¬ tation et autres.
Le fonds de réserve, créé par le décret du 12 juillet 1888, est destiné à parfaire les sommes nécessaires au service des dettes, en cas d’insuffisance des revenus affectés, à combler 1 insuffisance des revenus non affectés, lorsque les revenus affectés n’ont pas donné d’excédent; à faire face à des dépenses extraordinaires engagées conformément à l’avis préalable de la Commission de la Dette. Depuis 1888, le fonds de réserve a reçu plus de 10 millions de livres égyptiennes, se décompo¬ sant comme suit :