Sudan Archive

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lo Ijc3 LES FOANCES DE ItCYPTE ET LA LAISSE DE LA DETTE L’Egypte nous a donné, dans le dernier tiers du xix® siècle, le spectacle successif d une gestion extravagante, qui a conduit le pays au bord de rabinie et un Khédive à sa chute, puis d’une restauration rapide de ses finances, qui sont aujourd’hui prospères et permettent au pays de mettre en œuvre les élé¬ ments d’un merveilleux développement agricole.

Nous avons, il y a quatre ans (1), retracé les événements de la période qui s’étendait depuis ce qu’on peut appeler « l’origine de la vie financière égyptienne », jusqu’en 1899. Nous avons décrit l’organisation actuelle, le régime sous le¬ quel sont administrés les revenus, et grâce auquel les cours des fonds publics ont atteint un niveau qui les rend compara¬ bles à ceux des premières puissances du monde, des réserves ont été accumulées, des travaux publics, dépense essentielle¬ ment féconde, entrepris et menés à bonne fin. Depuis que nous avons écrit cette histoire, plusieurs événements de grande im¬ portance se sont produits ; une partie des emprunts contrac¬ tés jadis ont été remboursés, ou sont en voie de l’être; les terres qui leur sei’vaient de gage ont été réalisées; le taux de l’intérêt de certains d’entre eux a été abaissé. Ces diverses opérations se sont poursuivies et s’achèvent en conformité des lois et des accords internationaux en vigueur. Mais ces pro¬ grès ne paraissent pas satisfaire quelques esprits téméraires, qui rêvent une transformation radicale du régime financier de l’Egypte. Ces imprudents ne veulent pas comprendre que, s il faut attribuer le principal mérite des résultats obtenus a (1) Voir Bevue-des Beux-Mondes du février 1899: Les Finances de * Egypte, par Raphaël-Georges Lévy.

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