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N4 NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE, Parmi les iles que eitent les auteurs anciens, deux seulement sont idenliées par leur nom même, Canaria, la Gran Canaria de nos jours, el Nivaria ou la « Neigeuse », qui est certainement celle où se dresse le pie de Teyde, Cette dernière île étant citée comme la plus éloignée des Portes d'Hereule, Pen résulterait, à moins d'une transposition dans l'ordre indiqué, que les trois îles occidentales, Gomera, Palma, Hierro, seraient restées inconnues des anciens! il faudrait chercher les autres iles men lionnées par eux dans le groupe qui comprend Lanzarote, Fuerteventura e les petits archipels avoisinants, Plusieurs îlots, Simples éeueils, furentou bliés dans leur nomenclature; de même aujourd'hut on ne ile sommaire: ment que les sept grandes terres eanariennes, quoique, avec le groupe de: Nelvagens, l'archipel des Fortunées comprenne seize terres distinctes, Edris énumère dix-sept iles « connues des hommes » dans mer Ténébreuse qui S'élend à l'occident de FAfrique, mais iPest impossible de les reconnaître d'après la description qu'ilen donne, Toutefois Fopinion générale des savants est que les Arabes ont non seulement connu les Khalidat où les « Éternelles », mais qu'ils ont même vécu à côté des Berbères dans les iles orientales de Farehipel, Tbn-Kaïd, au tretzième siècle, dit qu'A\-lexandre «aux Deux Cornes » avait élevé des piliers dans les îles Khalidat, avec celle inseriplion : Pas plus avant! Cependant le même géographe raconte en détuil le voyage du marin Fbn-Fathima au sud du cap Bojador el son naufrage au banc d'Arguin”. M. de Macedo cherche au contraire à prouver que les Arabes ignoraient l'existence des Canaries _et°que leurs géographes se sont bornés à répéter, en les allérant, Les textes des ant leurs anciens relatifs aux iles des Bienheureux”.
Tandis que les marins portugais, qui plus urd devaient porter St haut la gloire nautique de leur patrie et faire les premiers la cireumnavigation de la planète, cherehaient péniblement à longer la côte africaine et à doubler les caps, les Canaries Situées au sud du cap Noun et au large du littoral étaient depuis longtemps visitées par des navigateurs d'autres nations, Avant les entreprises du pilote Gil Eannes, les Portugais n'osaient dépasser le cap Noun, le « Non >» que la nature leur opposaits ils ne doublèrent qu'en 1456 le cap Bojador et les éeueils qui le prolongent à plusieurs milles en mer, tandis que les Génois connaissaient déjà les Canaries à la fin du treizième sièele et que l'une des îles, Lanzarote, avait été oceu-1 D'Avezac, Îles de PAfrique.
2 Reinaud ; Santarem, Recherches sur la priorité de la découverte des pays situés sur lo côte occidentale d'Afrique.
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