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652 NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
muuilions, en étoffes el en pièces de vêtement, en vases de cuisine, objets de quincaillerie, instruments de touteespèce, miroirs, verroieries et coraux, mème en figurines et groupes artistiques. Les travailleurs nègres reçoivent en salaire des verges de cuivre, qui leur servent de monnaie d'échange, Brass, la première station importante des traitants, à l'est du Noun, n'est pas située au bord de la mer, mais au loin dans le dédale des canaux qui font communiquer le Niger et la rivière de Bonny : elle se compose seulement de quelques comptoirs, derrière lesquels commence aussitôt la forêt vierge; le village de Brass proprement dit, qui donne son nom à toute la contrée, aux habitants de la région et à leur langue, groupe ses cabanes à quelque distance des entrepôts d'huile dans une elairière de la forêt, Le commerce de Brass a diminué dans ces dernières années au profit des Lrailants qui résifent sur les bords du Niger. La famille est fortement constituée chez les nègres de Brass, mais le chef du groupe ne l'est pas par droit de naissance : c'est de l'élection qu'il ent ses tres à la direction des affaires communes", Le double estuaire de Bonny ou Okoloma était jadis uni à celui du Nouveau Calabar par une embouchure commune, que partage maintenant une ile de formation nouvelle, Iouvre de larges voies commerciales dans linlérieur : tandis que le réseau des marigots entrecroise ses mailles à l'occident vers le Niger, une rivière navigable descend des régions du nord, offrant aux traitants un domaine d'échanges vaste et populeux, mais encore inexploré dans la plus grande partie de son étendue. Bonny fut le repaire de négriers le plus fréquenté : on a évalué à 520000 individus, presque tous Ibo, le nombre des captifs vendus dans les marchés de cet estuaire pendant les vingt premières années du dix-neuvième siècle, Abolie en 1819 par un acte du Parlement anglais, la traite des noirs fut peu à peu remplacée par le commerce de Fhuile de palme, et de quelques dizaines l'exportation de celte denrée s'élève, pour Bonny seulement, à près de vingt mille tonnes. Les principaux établissements des marchands européens dans l'estuaire de Bonny sont New Calabar sur une pointe de sable qui s’avance en mer à l'ouest de la barre, Okrika vers l'extrémité septentrionale de l'estuaire, et Bonny-town au bord de Ta plage orientale de ces eaux intérieures, La population de Bonny, jadis presque uniquement composée E d'esclaves, affranchis désormais, est mélangée à l'infini : toutes les races M de l'Afrique occidentale y sont représentées, comme à Sierra-Leone, et À ]: l'usage d'un idiome commun, l'anglais, est devenu presque indispensable : 4 ; ! Hutchinson, Pmpressions of Western Africa.
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