Sudan Archive

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POPULATIONS RIVERAINES DU BENUÉ. 52 les pays du Benué et les petits ophiiens sont des plus raress les voyaseurs sont aussi frappés du manque presque absolu d'araignées, La variété de termites la plus commune diffère de celle qu'on rencontre dans le Bornou : les pyramides qu'elle construit ont une autre apparences la terre en est plus grossièrement travaillée et l'ensemble présente un style d'architecture particulier, Les fertiles campagnes qu'arrosent le Benué et autres affluents du has Niger sont en maints endroits complètement dépeuplées. C'est dans les provinces seplentrionales, au nord de Benué et de Niger, que les habitants sont le plus elairsemés, La cause en est aux expéditions de conversion et de pillage qu'ont faites les Foula depuis le commencement du Sitele : dans Les régions du nord des populations entières ont été exterminées, et en dehors des distriets montagneux, dont les habitants ont défendu leur indépendance, chaque ville, efaque village a été détroit par le fer et le feu: les rares survivants ont dû se convertir à lislam., De à létonnant contraste que présentent les deux rives du fleuve en plusieurs parties du cours on voit se succéder les groupes de constructions en une ligne continue sur la rive méridionale, tandis que de l'autre côté on n'aperçoit pas une cabane! On répète souvent que les envahissements du mahométisme constituent un progrès pour les Africains : S'ilen est ainsi, ce progrès à été bien chèérement acheté par les populations riveraines du Benué, Parmi les Nigriliens que des retraites faciles à défendre ont protégés contre la conversion à main armée, les Bolo de là région montagneuse de \akoba ont conservé une grande importance numérique 5 1 ont donné leur nom à la province de Bolo-Bolo, plus connue sous Fappellation de Baoutehi. En traversant la « Suisse du Soudan », on aperçoit de tous les | côtés Les groupes de cabanes des Bolo se profilant au sommet des monts el des promontoires : comme les Kabyles de l'Algérie, les sauvages du Baoulhi placent leurs villages en des endroits escarpés, déjà défendus par la [nature, ou dans les enceintes de rochers entre les blocs de grès ou de à uranit, Les Bolo sont parmi les moins beaux des Soudaniens : petits et |lrapus, ils se rapprochent du type nègre classique par le nez épaté et la bouche lippue, mais ils ont en général le teint moins foncé que leurs voiins non foula. Les femmes bolo, presque naines par la stature, grasses, LEE) sans taille, rachètent leur laideur par une expression d'une douceur Sin-Ed, Viard, Au bas Niger.

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