Facsimile · p. 619
590 NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE, Soghoran où Djaouambé sont le reste d'un de ces peuples vaineus qui ne s'élèvent jamais à la dignité d'hommes libres et n'exercent que des métiers méprisés : en certains endroits on pourrait les comparer aux Tsiganes pour la position sociale, tandis qu'à Nokoto, où leur race, croisée avec celle des Touareg, constitue le gros de la population, la plupart exercent des méliers et se livrent au petit commerce ; ils possèdent même presque le monopole de l'industrie du cuir, spécialité qu'ils avaient déjà au commencement du seizième sièele, Quant aux Torodo ou Torobé, les frères des Toucouleurs du Sénégal, ils sont considérés également, parmi les Fou orientaux, comme formant une aristocratie religieuse et guerrière: où respecte surtout ceux qui ont reçu de la foule le nom de Terobé Saboun ou Torobé « du Savon », parce que ces gens pieux nettoient fréquemment leurs habits, doi ‘à blancheur éclatante doit symboliser là pureté de leur foi. Les Toucouleur: #1: Tacussa sont aussi de race mélangée, et d'après Barth l'élément ouviof - wait très fortement représenté chez eux, dans le pays de Sokoto aussi bin qu'au Kénégal. C'est sur ce fait, la pré-sence d’une race partiellement ouolove dans le Haoussa, que se fonde Barth pour attribuer une origine occidentale aux Foula : dans les temps modernes, leur mouvement de migration se serait porté de l'ouest à l'est, et non de l’est à l’ouest, comme l'admettent la plupart des écrivains. Une chose certaine est que les longs voyages, les déplacements définitifs, à des centaines où des milliers de kilomètres du lieu de résidence antérieur, sont peu de chose pour ces Foula, à la fois bergers et agriculteurs, qui vont de pâturage en pâturage, poussant leurs troupeaux devant eux et cheminant presque inaperçus entre des populations sédentaires, mais qui savent se fixer sur le sol quand ils ont trouvé un endroit favorable où ils peuvent rester en maitres, C'est ainsi que s'expliquent les modifications incessantes de la carte ethnologique des Foula dans le Soudan. Ki l'on ne rencontre plus de Foula dans le Foula-dougou du Sénégal, le Fouta-Djallon à reçu des Foula du Massina, c'est-à-dire des immigrants venus de l'est, tandis que le Kaarta et le Ségou se peuplent à nouveau de Toucouleurs venus de l'ouest, Les Takroûr de même origine ne se sont-ils pas établis en colonies agricoles jusqu'au pied des montagnes d'Éthiopie’ Outre les Haoussaoua, divers par l'origine, unis par la langue, qui consüituent le fond de la population, et les Foula qui ont pris Ta domination politique de la contrée, il est des habitants du Haoussa qui font partie d'autres grandes races distinetes de l'Afrique. Ainsi, dans la province de Kebbi, les Songhaï, sous l'appellation locale de Kabaoua, occupent la plus grande partie de l'espace triangulaire compris entre le cours du Niger «t mai Sokc voile de 1 Le es I l'ouc celui pays