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CHAPITRE VIII BASSIN DU NIGER VUE D'ENSEMBLE Le «Nil des Noirs », que l'on considéra si longtemps comme une branche du M des Égyptiens et que l'on confondit avec beaucoup d'autres Nils, ls que le Sénégal et Gambie, à repris son individualité fluviale, Les earavaniers arabes, les marchands nègres, de même que les explorateurs européens, ont appris qu'il ne sort point d’une source commune à tous les autres courants de PAfrique, Ia perdu dans le vocabulaire géographique le nom de Nil, mais on lui à laissé l'appellation de « fleuve des Noirs » ou Niger comme au cours d'eau dont le bassin contient le plus d'habitants à peu foncée: d'une manière générale on peut dire que la Nigritie est le bassin du Niger, Outre sa valeur dans Fhistoire de la géographie, ce nom du fleuve correspond dans une certaine mesure à une classification anthropologique, celle de la race nègre; mais ee sens n'est justifié par acune expression dans les langages divers des populations riveraines.

\ers le milieu de son cours, les Touareg, qui occupent les deux rives en aval de Tombouctou, appellent le fleuve Eghirreou, mot qui offre une crline ressemblance avec celui de Niger el dont quelques géographes ont lit Nigir, comme pour ajouter à la confusion des termes : d'ailleurs, ce nom est un de ceux qu'il conviendrait le moins d'appliquer au grand leuve dans toute son étendue, car ia le sens de « coulées » où « marisols » et s'applique spécialement à la partie du courant qui se divise en d'innombrables lits dans les terres basses. Chacun des peuples riverains désigne le Niger par un mot différent, dont le sens répond uniformément à l'idée d’un puissant cours d'eau, si ce n'est chez les Arabes, n

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