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YOROUDA, in conscueteurs les Yorouba se distinguent parmi tous les peuples de PAMrique : quelques-uns de leurs palais comprennent jusqu'à une cinquantaine dechambress les portes, les frises de la varande sontornées de sculptures mpresentant des scènes de guerre où de chasse, des animaux fantastiques, des symboles religieux, Hs ontune vénération spéciale pour les meubles qu'ils fabriquent en bois de sassa, parce que ce bois gémit et craque ouvent, surtout pendant la nuit: de même que les spirites d'Europe et du Nouveau Monde, ils croient aux esprits frappeurs'". Hs ne connaisaient pas l'écriture, mais Des Marchais raconte qu'ils se servaient « de ptites cordes nouées dont les nœuds ont leur signification » : étaient des quippo comparables à ceux des Péruviens, Comme leurs voisins du Dahomey, les divers peuples du groupe des Yorouba obéissent à des rois héréditaires, mais le pouvoir de ces obbe est imite par la coutume, et d'ailleurs chaque ville à son cabécère presque indépendant, désigné par le roi et n'ayant guère d'autre obligation que de vendre commage au souverain : c'est un grand vassal, jouissant des prérogatives royales, Chefs et gouverneurs sont assistés par des conserls de notables, et parfois, dans les grandes occasions, le peuple tout entier à été convoqué en assemblées générales, En outre, le pouvoir du maître est con nu par une puissante société secrète, l'aboni, dont les membres sont liés mur de formidables serments : les candidats commencent par S'agenouiller pur boire un mélange d'eau et de sang. Nous peine de mort, personne ne peut assister aux délibérations des initiés, ni pénétrer dans leur maison itiche, Quand ils ont prononcé une condamnation, ils sont tenus de l'exé-cuter eux-mêmes : ils sont à la fois juges et bourreaux, La coutume de donner des compagnons aux morts élail générale dans le pays des Yorouba, comme dans les régions occidentales de la côte des Esclaves, Le roi ne pouvait se rendre dans l'autre monde sains un long cortège de femmes, de ministres et d'esclaves : ceux-ci étaient immolés de loree, mais les grands personnages étaient courtoisement invités à se donner li morts; ils buvaientla coupe de poison que leur tendait le prêtre, et Si la liqueur ne produisait pas l'effet attendu, is allaient se pendre dans leur maison, La eroyance aux revenants est générales aussi prend-on des précautions minutieuses pour empêcher le retour des esprits : les armes des guerriers et des chasseurs sont enfouies en dehors des portes de Ta ville, afin que le mort ne puisse S'en seivir Si fui prend fantaisie de revenir de nuit parmi ses concitoyens, Les corps des enfants sont jetés ! Bowen, Adventures and Missionary Labours in the Interior of Africa.
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