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chevreau : Lib rande, d'un per en baton, L cres en masse !| dait dans Fautr s épouses, COM urs maris dans li les Dahoméens à il les massacres lavres en groupes elles consistait à 1 CCUX qui vou-DANOMEY, COUTUMES ET RELIGION, 475 lient se suicider; même un Simulacre d'anthropophagie se pratiquait récemment : on grillait des cadavres el on en mâchait les viandes encore fumantes. Un code de lois terribles foprnissait toujours en bondance les <eriminels » pour les coutumes, Les esclaves redoutaient x bon droit d'être vendus dans le Dahomey : pour eux e'était marcher à la mort, D'ailleurs la perspective d'une fin violente n'avait rien de bien effrayant pour la plupart des naturels, La croyance à limmortalité était st paraite chez les Dahoméens, que li mort leur semblait être simplement le passage d'une vie transitoire de rêves à la vie réelle el permanente : quand le roi, «cousin du léopard », voulait S'entretenir avec ses an cètres, IE tait de sa main le premier venu pour l'envoyer comme mes-«ser dans le monde lointain, et la famille du mort se considérait comme ès honorée d'avoir fourni un ambassadeur au souverain ; on raconte que des envoyés de ce genre, grièvement blessés ete réveillant d'un long évanouissement, relournaient auprès du roi, croyant revenir de l'autre monde. La lutte des religions qui se disputent Ta conquête des “sprits aura certainement pour résultat d'amoindrir la foi naïve des indigènes dans la continuation de leur vie par delà le tombeau, et par suite l'existence terrestre sera plus respectée. Ce n'est pas seulement pour complaire à leurs alliés d'Europe que les Dahoméens ont cessé de célébrer leurs grandes coutumes par les égorgements en masse qui paraissaient autrefois nécessaires au souverain « pour la conservation de la monarchie »!, une évolution graduelle les entraîne à tenir plus en honneur la vie présente.
Si nombreux dans le pays sont les féticheurs où rodoun, que l'esclavage mème el les transportations en masse m'ont pu rompre la corporation et que par delà l'Atlantique, à Haïti notamment, on a vu renaître leur organisalion sous le nom de «eulte des Vaudoux »*°, Le culte des dieux, Fado-“ation des fétiches, qui rappellent les ancêtres où personnifient les forces le la nature, ne se font plus avee la même révérence qu'autrelois, mais c'est encore avee une terreur religieuse que Fon approche des Hieux sacrés, Le « Seigneur des Esprits », appelé aussi le «Ciel», Ta grande Ombre », et représenté en même temps par le Soleil, est pour les indigènes un être trop élevé pour qu'ils osent l'invoquer® ; ils s'adressent aux sénies secondaires qui reflètent une artie de sa lumière et empruntent 5 lorghero, Annales de la Propagation de la Foi, 1865, #1, E, Bouche, mémoire cité, 5 Burton, Dahome ; — 3, E. Bouche, Contemporain, 1° novembre 1874.