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44 NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE,
face, La température des eaux, dont quelques-unes sont utilisées en des éta-
blissements de bains, varie suivant l'abondance des nappes et les canaux qui font communiquer les eaux souterraines avec l'extérieur : telle sourec
est à 98 degrés, presque la température de l'eau bouillante; telle autre,
de 22 degrés, peut à peine être classée parmi les eaux thermales; en
outre, la minéralisation des fontaines diffère. Depuis trois siècles, les
Fournaises n'ont point changé d'aspect : les seuls changements qui se
produisent dans la vallée proviennent de Ha chute de quelques rochers, décomposés par les fumerolles, et le dépôt graduel d'épaisses couches de
silice dans lesquelles se pétrifient les plantes : de gros arbres se trouvent
ainsi changés en pierre.
Sources thermales et fumerolles sont nombreuses dans le reste de File,
où elles se disposent suivant une ligne droite, de lest-sud-est à l'ouest-
nord-ouest, dans la mème direction que l'axe même de larehipel. San-
Miguel est aussi la terre açorienne la plus riche en lacs, cratères qui jadis vomissaient des scories brûlantes et qu'emplissent maintenant les eaux de
pluie. Un de ces lacs occupe une dépression ovale immédiatement à
l'ouest du val das Furnas; un lac voisin, qui avait à kilomètres de tour et
une profondeur dépassant 50 mètres, fut complètement empli de cendres
par l'éruption de 1565 : ce n'est plus qu'une « lagune sèche », Lagoa
Necea, A une dizaine de kilomètres au delà, la lagune do Congro emplit
un cralère dont les parois abruptes se redressent à 90 mètres au-dessus
de l'eau; plus loin un autre lac alpin, la lagoa do Fogo ou «lagune de Feu»,
a pris la place d'une beuche d'éruptlion qui s'ouvrit en 1565. Une mon-
tagne élevée, le Voleäo ou le « Volean » par excellence, disparut en entier,
transformé en cendres et en pierres ponces qui retombèrent sur l'ile et
sur l'Océan : l'eau des ruisseaux, recouverte et tarie par la pluie de pous-
sière brûlante, cessa de couler pendant quinze jours, des caravelles qui
voguaient à plus de 400 kilomètres de San-Miguel eurent leur pont cou-
vert de cendres et purent à grand peine se frayer un chemin dans la mer
à travers le lit de pierres ponces : on dit même que de la poussière vol-
canique fut portée par le vent jusqu’en Portugal. Quand le nuage noir qui
avait caché le théâtre de l'éruplion se dissipa, les insulaires s'aperçurent que le profil de la crête avait complètement changé. C'est à l'ouest de la
Lagune du Feu que le faite de l'ile est le plus fortement échaneré; une grande route qui passe de lun à l'autre versant, entre Ponta-Delgada et
LRibeira-Grande, franchit le seuil à Paltüitude de 210 mètres, s'élevant d’un
côté, S'abaissant de l'autre, sans fortes rampes ni lacets.
L'extrémité occidentale de l'île de Kan-Miguel est presque en entier oc-
TRE TE
ELLES TORRES