Facsimile · p. 408
KROo!’, 187 cheurs, est le gardien des symboles nationaux : sa maison est sainte et lus les Fugitifs peuvent y trouver un asile; ne les rend qu'après avoir reonnu leur culpabilité, On le considère comme chargé d'une manière spéciale du bien-être de la nation : Si la santé publique est bonne, si les récoltes sont abondantes et le commerce prospère, on lui en témoigne de la reconnaissance; mais si les affaires vont mal, on le destitue et il rentre dans la foule des simples citoyens, La plupart des hommes faits sont unis en association pour la défense commune du territoire, mais nul n'est admis comme membre du corps sans avoir acquitté le droit d'entrée, représenté par une vache, Quant'aux jeunes hommes, ils ne sont que des candidats à l'honneur d'entrer dans l'armée nationale; mais on leur conlie quelquefois de petites missions, pour les préparer à leurs futurs devoirs, Les propriétés sont familiales : à part quelques petits objets personnels, tout ce que possède Ta famille est commun à tous et ne peut être né sans le consentement des membres arrivés à l'âge mûr, La terre est en principe une propriété collective ; mais tant qu'il la cultive, le laboureur d'un champ en est le possesseur : personne ne peut le priver du sol dé-lriché par lui; toutefois il n'a pas le droit de le vendre, Quand 5 cesse de la mettre en rapport, la terre fait retour à la communauté.
Très affectueux, fort attachés à frères, sœurs, enfants, et surtout à leurs mères, aimant aussi beaucoup le lieu natal, les Krou sont néanmoins le peuple africain qui fournit le plus d'émigrants temporaires. Abandonnant volontiers le travail de la terre aux femines et aux captifs, ils S'offrent aux étrangers, dès l'âge de quatorze où quinze ans, soit pour le service des lactories, soit comme matelots, en stipulant d'ordinaire un assez court engagement, Les Krou n'aiment pas à se lier plus de « treize lunes » durant pour une campagne qui les éloigne des côtes africaines; cependant on en voit qui ont visité les ports de l'Europe et de l'Amérique ou qui même ont fait le tour du monde. Sans eux le commerce des blanes sur les côtes de Guiné serait presque impossible, I est arrivé parfois que des navires ont perdu tout leur équipage d'Européens : sans les matelots krou épargnés par la mort, les bâtiments eussent été à la merei des flots, Les Krou donnent un éclatant démenti à cette idée préconçue, que les hommes des pays chauds seraient toujours voués à une incurable paresse ; ils travaillent avec énergie el persévérance : ce sont des vaillants, Pleins de déférence envers leurs patrons, très fidèles aux engagements qu'ils ont pris, ils veillent soigneusement à ce qu'on les tienne aussi à leur égard, Quand le contrat se conclut, ils réclament toujours la présence du chef de village, el celui-ci exige en garantie un « livre », e'est-à-dire un papier en bonne —rrnicr son title nées titre ina a mérhe te mise rer Eee Î +