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o FLEUVES DE LA GUINÉ PORTUGAISE. ol une large vallée, uniformément dominée de chaque côté par des falaises hautes de 290 à 900 mètres, au-dessus desquelles se redressent, en bastions superposés, les escarpements des montagnes granitiques". Plus bas, il sort de la région des roches primitives et, se reployant au nord pour rejoindre la Comba, passe entre des parois de grès noirâtre et de quartz ferrugineux, coupées de distance en distance par des brèches d'où les ruisseaux affluents S'élancenten cascades. Des pierres, rongées cireulairement, font saillie dans le Hit de a rivière el servent de piles naturelles pour la construction de ponts rustiques, fagots de Tongs bambous jetés d'une roche à Fautre?. En aval du confluent de la Comba et de Ia Tominé, le Rio-Grande mérite le nom que lui ont donné les Portugais : c'est réellement un «grand fleuve », ainsi qu'ont pu le constater Mollien, Hecquard, Gouldsbury, qui le traversèrent vers le sommet de la courbe qu'il décrit du nord avant de se diriger à l'ouest, parallèlement au Geba, Toutefois il existe, en eeLendroit, une lacune dans les itinéraires des explorateurs, Entre le point où le fleuve à été franchi et la partie de l'estuaire du Rio-Grande où les Portugais ont établi leurs comptoirs, l'espace non encore visité n'a pas moins de 150 kilomètres de l'est à l'ouest et l'on ne peut dire, en toute certitude, que Ta Comba se déverse dans l'estuaire du Rio-Grande, au lieu de descendre vers le nord-ouest pour aller rejoindre le Geba. M, Doeller, qui à parcouru la région côtière, émet cette dernière hypothèse, en ajoutant que les riverains du bas Rio-Grande ne voient dans leur estuaire qu'un simple bras de mer eUn'ont point entendu parler d'un leuve d'eau douce qui S'v déverse®, Ni le tracé des cartes, tel qu'il est iguré depuis le voyage de Mollien, n'est pas erroné, le Rio-Grande aurait, de sa souree à son embouchure, une longueur d'environ 790 kilomètres.
La tar, qui remonte à une centaine de kilomètres dans l'intérieur des terres, change lt basse rivière en un labyrinthe de marigots salins entou-“ut ua arehipel d'alluvions marécageuses, que continuent en mer les îles des Bissagos, La région côtière, dans x partie méridionale de la Guiné portugaise, est découpée en péninsules par plusieurs marigols, ruisseaux en amont, estuaires en aval, qui coulent parallèlement du nord-est au sud-ouest, Le seul de ces cours d'eau qui mérite le nom de fleuve est le Cassini, ainsi nommé par M, Vallon, en 1857, non d'après la dynastie des astronomes, mais d'après le premier village qu'il rencontra sur la rive méridionale de Lambert, Tour dut Monde, 1864.
Evier de Sanderval, De l'Atlantique au Niger par le Foutah-Djallon.
% Ueber die Cap Verden nach dem Rio Grande und Futah Djallon.