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900 NOUVELLE GÉOGRAPIHE UNIVERSELLE, des postes français et prennent volontiers pour femines des esclaves [n lives, constituant sinsi une race métissée avec les indigènes, Les enfint qui naissent de ces unions ne peuvent abandonner le pays qu'après leur majorité : capturés en dehors du territoire par les anciens maitres de leur mère, ils seraient certainement retenus comme esclaves! Môme des Lahobé, ces Tsiganes du Nénégal, ont suivi les Foula et les Mandingues dans les pays de la Casamance?, D'autres envahisseurs ont occupé certains districts de la contrée, Cu sont les Balanta, venus des bords du Geba, dans la Guiné portugaise, Jadis ils franchissaient la Casamance pour dévaster les villages des autres nègres; ils ont ainsi transformé en solitudes certaines parties du Boudhié et du Yassin; mais ils n'osent plus maintenant traverser la rivière et leurs communautés les plus avancées vers le nord, d'ailleurs soumises au protee Lorat français, bordent la rive gauche de Ta Casamance en aval de Sedhiou, Les anciens habitants du pays étaient les Bagnoun, refoulés actuellement plus en aval des deux côtés du fleuves mais sur la rive méridionale, serrés entre les Balanta à lorient et les Feloup à l'occident, ils se réduisent à quelques familles, très mélangées de sang portugais, Au nord de la Casamance ils sont encore fx population dominante et par les bords du Songrogou ils s'étendent jusqu'à la Gambie, C'est une tribu bagnoun, celle des Casst ou Cassanga, qui donna son nom au fleuve, et Fon montre encore, sur la rive gauche, l'ancienne capitale, Brikam, détruite par les Balanta, Les habitants du village de Diagnou, Situé plus bas, presque vise dis de Fembouchure du Kongrogou, auraient précieusement conservé, dit M, Vallon, le sceptre d'or des rois; dans le fleuve même quelques pierres amoncelées indiquent endroit où le Cassa-mansa se faisait couronner, Quoique fiers de leur puissance d'autrelois, Les Bagnoun n'ont pas réussi à sauvegarder leur domaine : parfois ils ont combattu avee acharnement pour le défendre; mais souventils se sont laissé déplacer sans lutte où bien se sont soumis aux vainqueurs, se fondant avec eux en populations mélisses el se pliant à de nouvelles coutumes, Dans le Boudhié, dans le Vassin, ils sont devenus Mandingues par les mœurs, la religion et la langue, DS n'ont pas d'esclaves, ce qu'ilne faut pas attribuer au respect de la Diberté humaine, mais au sentiment de leur faiblesse politique : dès qu'ils ont fuit des prisonniers ils S'empressent de les vendre de peur qu'un ennemi plus fort ne vienne les leur enlever*, Excellents agriculteurs, ils TA Vallon, mémoire cité, 2 1 Hecquaurd, mémoire cité, 3 [amon: Bérenger-Févaud, Peuplades de la Sénégambie.
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