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la ville, ePvaloire oloue de s Le gros iellement le encore nnées de transférer ur elle les A dans l'ile wehipel el six jour-Île Naint-» l'Europe rain, No-SÂO-TIHIAGO, FOGO, 161 amment vers Ribeira-Grande, que les corailleurs italiens, venus de Viareggio, ont leurs principaux lieux de pêche. La colonie italienne de la Praia dépasse deux cents personnes.

L'ile de Fogo où du « Feu », qui succède à Näo-Thiago dans la rangée des iles « Sous le Vent », présente la forme arrondie des terres qui consistent, comme Gran Canaria et Gomera, en un seul massif d'éruption : de mème que ces deux îles canariennes, elle est un peu échancrée à l’ouest, le côté d'où proviennent les tempêtes les plus violentes, el c’est au centre, sur un plateau de laves, que se dresse le sommet le plus élevé, le volean de Fogo. Le cratère de la montagne, d'environ à kilomètres en circonférence, est inserit dans un autre cratère, comme le pie de Teyde dans l'hémicyele des Cañadas : d'après Vidal et Mudge, l'altitude du piton suprême serait de 2976 mètres. On le distingue de cent cinquante kilomètres en mer.

C'est en 1680 seulement que l’île, nommée Säo-Filippe par Antonio di Noli, reçut des habitants épouvantés l'appellation d’Hha do Fogo : un tremblement du sol, puis des éruptions de lave effrayèrent tellement les colons, que plusieurs d'entre eux s'enfuirent dans l’île Brava. Buffon raconte même, à tort, que l’île avait été complètement abandonnée", D'autres incendies volcaniques de Fogo furent également terribles, entre autres ceux de [780 et de 1799, qui déversèrent d'énormes coulées de lave jusque dans la mer, changeant ainsi la forme du littoral : une de ces cheires, dite la Relva, emplit une vallée qui était entièrement couverte de magnifiques plantations ; mais par la décomposition de ses scories elle s'est à son tour revètue de terre végétale, où croît le meilleur tabac de l'archipel*, Un reste d'activité se maintint dans le volcan jusqu'en 1816; alors on vit disparaitre la fumée, et les jeunes gens purent descendre dans l'intérieur du cratère pour en recueillir le soufre. Toutefois, si les habitants de Fogo n’ont plus eu à souffrir pendant ce siècle des vibrations du sol et des éruptions, ils ont été plus éprouvés que les autres Caboverdiens par le manque de pluies et la funine, On dit qu'en 1854 la population diminua de plus des deux tiers : après avoir dépassé 16 000 personnes, elle serait descendue à 5615 individus; cependant la fécondité des cendres volcaniques est si grande, les produits qu'elles donnent ont une telle * deur, qu'après chaque désastre les vides se remplissent et de nouvelles plantations remplacent les anciennes.

1 Preuves de la Théorie de la Terre.

? Lopes de Lima, ouvrage cité.

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