Sudan Archive

Open the original scan

POPULATION DES CABOVERDIENNES. 149 leur, Par les unions, les blanes se sonteroisés avec Les ils du pays » et ls noirs, par l'effet naturel de la sélection, qui favorise surtout les mariages des filles brunes avec les jeunes gens de couleur plus claire, se sont, de génération en génération, rapprochés du type blanc: ilarrive cependant que par atavisme des gens de famille mêlée offrent l'apparence de véritables nègres, En général, les Caboverdiens ont les traits réguliers, le nez droit et bien suillant, les cheveux légèrement erêpés et l'angle facial très ouvert.

Les hommes ont la stature haute et la démarche superbe; les femmes, du moins dans Santo-Antäo, sont belles de taille et de visage, D'ailleurs on observe une grande différence dans les populations des diverses îles, ce qu'il laut attribuer au mélange inégal des sangs, à la diversité des elimals, à l'influence plus où moins forte de la civilisation européenne ebau genre d'occupation, pêche, agriculture où commerce, Dans les années de prospérité, li population de Farehipel s'aceroit rapidement: l'excédent des naissances est annuellement de plus d'un millier, L'augmentation a dépassé un tiers pendantles trente-cinq années qui se sont écoulées de ES##4 à 1879; de 60000 le nombre des habitants s'est élevé à 100 000, Mais que de fois la sécheresse et le manque de récoltes ont amené d'effrovables famines! Dans l'espace de quelques mois, lt mort a souvent fuché plus d'individus que des années n'en avaient fait naître, La famine qui régna dans l'île So-Thiago de 1770 à 1779, enleva, dit Feïjo, les deux üers des habitants. Celle de ESS à 155, qui se produisit à une époque où l'émigralion et l'importation des vivres étaient beaucoup plus faciles qu'au siècle dernier, fit néanmoins périr le cinquième des insulaires, Les lunines de 846, de 186% et 1865 décimèrent la population : quand les pluies attendues ne viennent pas rafraichir le sol, la faim se dresse menacante, Les oscillations démographiques causées par les épidémies ont été à peine moindres que celles dues aux famines, Ainsi le choléra, qui passa comme une flamme sur Näo-Nicolau, laissa quelques villages complètement déserts; les morts restèrent pendant plusieurs jours sans sépulture dans les rues de la ville et jusqu'à présent on montre des maisons qui n'ont pas eu d'habitants depuis l'époque de la grande mortalité.

Tous les Caboverdiens se disent catholiques et sont tenus pour tels : le haptème les a fait entrer dans le giron de l'Église, Chaque île a ses temples eUses prêtres, hommes de couleur pour la plupart : ee sont ceux que pré-lèvent les fidèles, parce qu'ils ne les gènent point dans la pratique de leurs cérémonies paiennnes importées d'Afrique. Maintenant encore, de nombreux insulaires s'imaginent que les magiciens ou feiticeros ont le pouvoir de se rendre invisibles, d'empoisonner l'air et les sources, de semer les

Text produced by OCR — report an error