Facsimile · p. 131
120 NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE, contraste avec les sombres murs de lave, Grâce à ces riches oasis de verdure, et quoique ses principales productions, les vins et la cochenille, ne lui donnent maintenant que de faibles revenus, Tenerife peut nourrir une population relativement considérable, plus d'un tiers des habitants de l'archipel.
Les montagnes de la péninsule, qui commencent au nord-est de l'île, près du cap ou « fronton » d'Anaga, éclairé maintenant par un phare de premier ordre, ne constituent point de chaîne régulière; les pointes rocheuses, dont l'une atteint 1027 mètres, se succèdent de l'est à l'ouest jusqu'au plateau de Laguna, que traverse, à 560 mètres d'altitude, la route maitresse de l'ile entre Santa Cruz et Orotava, Les monts d'Anaga sont les plus boisés de l'ile, principalement sur le versant du nord, et de gracieux vallons, entourés d’escarpements abrupts, noirs ou d'un bleu de fer, rouges où jaunes, S'inclinent des hauteurs vers les criques du littoral; une brusque coupure interrompt les montagnes au nord-est de la terrasse de Laguna. Au sudouest, l'arèle médiane de l'île se redresse et forme une véritable chaine, que dominent les roes de Güimar. Une brèche profonde interrompt li crête, puis celle-ci recommence par un volean qui s'éleva en 1705, épanchant à l'est une coulée de lave jusque dans le voisinage de la mer.
Cette montagne est la première du mur d'enceinte qui se développe en demi-cerele à l'est et au sud du pie de Teyde, offrant, mais en proportions bien autrement considérables, le même aspeet que le mur de la Somma autour du Vésuve; c’est la plus grande formation de ce genre connue à hi surface de la Terre. Cette crête en hémicyele, longue de 55 kilomètres, à plus de 2000 mètres d'altitude, et plusieurs de ses pointes, Azulejos, Guajarra, dépassent la hauteur de 2700 mètres. Le versant coneave de hi chaîne tournée vers le pie de Teyde domine un plateau de laves et de scories, Situé à 500 mètres plus bas en moyenne, tandis que du côté exté-B rieur toutes les étroites et profondes découpures de Ha crête qui lui ont valu le nom de Circo de las Cañadas se ereusent en profondes barranques descendant à la mer en lignes divergentes, Une de ces gorges, la « barranque d'Enfer », est comme une coupure taillée dans l'épaisseur de hi montagne : des dragonniers pressés tracent une ligne d'un vert päle B dans la sombre fissure, profonde de 500 mètres. L'extrémité occidentale du mur de las Cañadas se perd dans un mal pas ou chaos de laves parsemi de volcans où les Guanches faisaient dessécher les cadavres. Là se dresse, dans le voisinage du grand piton, la Chahorra (2475 mètres) : plus lon, le] el] \ vers l’ouest, les cônes sont si nombreux, que les avenues intermédiaires de B laves et de cendres forment un vaste labyrinthe. Le rebord extérieur di 1 massif, ou \ dus col borde C pele Hi est le p observa la mer, leuse ne Longt Mure le lieues e1 lada le p dessus d de l'Océ el Son Is bouche « qu'un ou est «un de débris de Tener mullicole prend le chevde, parole ét résidait à versant Le plus en ] quand il riers, el « leau, c'est de 500 m coulées de ressembla cé lent au Pico Viejo inmense de Teyde d'activité MIT,