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44 MONOORAPHIK DES KHASSONKE Sambala de Médine. Il fallut intervenir par la force pour rétablir notre crédit. Ce fut le but de la colonne Raibaud qui prit comme objectif Sabou-Siré. Cette place fut enlevée et rasée le 22 septembre 1878, malgré les secours envoyés de Nioro et de Kounyakari pour aider à sa défense (i).
Dvouka Sambala mourut en 1880.
Makhassé Sambala.
Frère de Dvouka Sambala, lui succéda à Médine, mais son rôle y fut des plus efTacés, car c'était un incapable ; aussi, les gouverneurs du Sénégal, ne lui reconnaissant pas d'aptitude pour le haut commandement, préférèrent laisser aux divers cantons leur indépendance en les assujettissant seulement à obéir aux instructions du commandant supérieur résidant à Kayes.
En 1882, à la suite de dissensions survenues entre le chef de Médine et les Guimbaya, ceux-ci qui, depuis 1877, habitaient le territoire de Médine (villages de Bougourou, Dyatakolé, Kolodina, Kayes, Allahima et Kersignané) furent autorisés à venir s'établir dans les environs du poste de Bafoulabé, où ils ne relevèrent que du commandant du cercle de Bafoulabé, à qui ils payèrent l'impôt; toutefois, leurs chefs conservèrent les droits que leur conféraient les coutumes.
En 1876, un marabout de Médine, Ahmadou Fal, obtint de Dvouka Sambala une concession àSaméety fonda un village de Wolofs, payant l'impôt au commandant de Médine. Sur ce môme territoire, Dyouka Sambala avait également ( i ) i.es K-hassonké qui s'étaient emparé des biens des gens du Logo négligèrent complètement les champs qui produisaient l'arachide dont les Logonke tiraient leur aisance. En 1880, toute trace de culture avait disparu, aussi le gouverneur sollicité par Badou, fils de Nya Modi, autorisa les Malinké à revenir dans leur pays : leur premier soin fut de relever les fortifications de Sabou-Siré.