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CHAPITRE IV SUCCESSION Biens provenant du père.
Tiin' familiale.
Supposons qu'un père de famille, indépendant de loute lun' familiale, meure en laissant des enfanis et des biens ; conformément à ia coutumeTses enfants formeront, sous l'autorité du plus âgé d'entre eux, assisté dun conseil, une sorte de société dun'), avant pour capital tous les biens laissés par le défunt. Ce capital est et demeure indivisible entre les enfants et, plus 'énéralement, entre les descendants mâles directs du défunt: l'administration en échoit nécessairement au plus âgé de ces descendants.
Il n'y a pas là d'ailleurs qu'un patrimoine matériel : tout ce qui a touché de près ou de loin le défunt et, surtout, ce qui l'a plus spécialement aidé à faire fortune, forme une sorte de reliquaire de la famille. Ainsi, les génies qu'il avait acquis ; les talismans, les amulettes, toutes les armes magiques qui le rendaient fort, demeurent dans la succession et vont à l'aîné. Au point de vue moral et religieux, les descendants du défunt constituent donc une sorte de confrérie : cet héri-