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Territorialement parlant, le Khasso c'est donc, si l'on
veut, la contrée sur laquelle le clan du même nom a exercé
son influence ; cette contrée comprend, à la fois, des cantons
situés sur la rive droite du Sénégal et des cantons situés
sur la ri\e gauche du même fleuve.
Parmi les premiers, les Khassonké citent : le Tomora,
chef-lieu Tambatinti, et dont les chefs sont pris dans une
famille de Soussokho; le Sanakéné, chef-lieu Sabousiré,
avec pour chef un Khanouté ; le Fansané, chef-lieu Lakha- mané, commandé par un Dyallo ; le Karaga, chef-lieu Dyon-
khola, le Gankontiri, chef-lieu Kolinguémou et une agglo-
mération de Limbila, chacun commandé par un Dyakhité;
le Dyombokho, chef-lieu Kounyakari, le Séro, chef-lieu
Séro, le Dyadyéya, chef-lieu Kanamakhounou, le Gopéla,
chef-lieu Khoulou,sont chacun sous l'autorité d'un D3^allo. Sur la rive gauche du fleuve se trouvent : la Dembaya,
chef-lieu Médine, sous le commandement d'un Dyallo ; le
Logo, chef-lieu Sabou-siré, avec pour chef un Soussokho;
Dinguiray, Makadenyé et Bafoulabé comptent d'impor-
tantes fractions de Khassonké commandées par des Dyallo; quant au Niatiaga. chef-iieu Mansonna, c'est un fief des
Dvakhité.
Ces divers territoires n'ont pas été et ne sont pas actuel-
lement occupés exclusivement par des Khassonké ; depuis
les temps les plus reculés, ils sont la propriété d'autoch-
tones, parmi lesquels les Gadvo, qui habitaient et
habitent encore les deux rives du Sénégal. Les Malinké
avaient repoussé ces autochtones vers le Nord-Est et les
avaient également chassés du Logo, avant que le clan d u Khasso fût formé.
Ce clan, composé originairement de Peuls, de Malinké
et de leurs métis, emprunta, par la suite, beaucoup aux Soninké, quand il s'avança vers le Nord-Est ; dans la région
septentrionale de Kunyakari, il contracta des alliances matrimoniales a\ec les Maures; à Médine il subit long-