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LA VIE MATÉRIELLE ET MORALE Il5 par des ouvriers spéciaux qui sont souNonl des huile ou sake.
La selle, le plus en usage chez les K.hassonké, est du type maure; le pommeau et le troussequin sont également relevés en pointe assez haute, de manière que le cavalier est, en quelque sorte, entre les branches d'une fourche et a de la peine, souvent, à Nider les arçons.
L'arçon, parfois d'une seule pièce, est en bois léger et mesure, en principe, une coudée et quatre travers de doigt de long. Autour de cette ossature l'on enroule des lanières de peau de bœuf et la selle même est formée d'une peau de mouton tannée et plus ou moins enjolivée. Sous la selle on place quelquefois un feutre de fabrication indigène, mais souvent, aussi, un pagne plié en quatre en lient lieu.
Travail des métaux. — Les ouvriers en métaux sont appelés numu.
Leurs outils consistent en une masse de fer, plus ou moins lourde et façonnée qui sert d'enclume; en un jeu de marteaux et un jeu de pinces, parfois, quelques limes achetées aux commerçants européens; des poinçons; une sorte de machine à percer, genre de drille primitif fort ingénieux.
Le fover est par terre, le combustible est le charbon de bois dont on active la combustion avec une manière de soufflet formé de deux outres en peau de mouton.
A voir cette installation et ces movens primitifs, l'on a quelque raison d'être surpris du travail accompli par ces ouvriers. Leurs tra\aux ordinaires consistent à confectionner : des houes, haches, couteaux, lances, sabres; des cadenas pour fermer les peaux de boucs et qui sont des imitations de ceux fabriqués parles Maures; ils réparent les fusils, même très endommagés.
Ils excellent à fabriquer des bagues en cuivre, en fer, en argent. D'aucuns, plus spécialisés dans les travaux délicats,