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Il existe des professionnelsqui appariienneni à des races, Somono et Bo/.o, dont nous n'avons pas à nous occuper ici ; mais, en dehors d'eux, il y a des ens qui vivent à peu près cxclusiNement de la pèche car cette industrie n'entraîne aucune déchéance sociale. La pèche est permise sans limitations autres que celles, très variables, imposées à chacun par ses coutumes personnelles ou par les coutumes des agglomérations auxquelles il appartient, ou sur le territoire desquelles se trouvent les lieux de pèche.
Ainsi, certains ne peuvent porter atteinte, sous quelque forme que ce soit, à la vie ou à la liberté de certaines espèces en raison de leur laim; d'autre part, il est des mares, par exemple, dont l'exploitation libre ne commence qu'après une sorte d'ouverture solennelle, marquée par une pêche efifectuée à jour dit par tous les bénéficiaires; ailleurs, sur les bords du Sénégal notamment, les eaux sont alloties entre les populations riveraines et il existe alors, parfois, une réglementation très étroite.
Les cuves de la cataracte du Félou retiennent à la baisse des eaux toutes sortes de poissons et deviennent ainsi de véritables viviers dont les riverains se réservent l'usage : lorsque les eaux commencent à monter, il est habituel d'empoisonner l'eau de ces cuves, le poisson surnage et est facilement recueilli; de grandes quantités d'alevins sont ainsi capturés qui, jetés au fleuve, en assureraient le repeuplement.
L'empoisonnement n'est guère emplo\é que pour les eaux stagnantes et peu étendues. Le pécheur dispose d'engins de toutes sortes parfaitement appropriés à leur destination ; c'est, d'abord, la ligne armée d'un ou de plusieurs hameçons ; des filets que l'on manie dune seule main et qui sont très pratiques dans les eaux peu profondes, où l'on enfonce au plus jusqu'à mi-corps ; des éperviers, adroitement lancés du haut des pirogues, des sennes immenses