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LA VIE MATÉRIELLE ET MORALE 8l quelques paillassons usa«;és placés dans les mêmes conditions suffisent: pour une barrière susceptible d'offrir de la résistance Ton a recours au mur de pisé tata . Tout l'espace libre enfermé par la clôture constitue la lu et ce lerme sert a désigner tout à la fois, cette espèce de cour, l'enclos dans sa totalité, l'ensemble des gens qui l'habitent: c'est, en somme, ce que nous appellerions la maison et la maisonnée. Nous avons indiqué rr-ccéJemmeni que les Peuls attribuent ces mêmes signifie. : gande. qu'\ désigne d'ailleurs un établissement icrr.pv:-raire. Or. le pluriel galle du mot gande signifie en khassonké. «. village », c'est-à-dire établissement fixe : la langue porte ainsi trace de l'évolution sociale.
La lu comporte, selon les besoins, diverses constructions. Tout d'abord, l'entrée, qui est unique, peut être réduite à une simple baie pour\-ue ou non d'une porte, mais d'ordinaire elle consiste en une case présentant deux ouvertures se faisant vis-à-vis et donnant accès de l'intérieur sur la voie publique et inversement, c'est \tbulun\ sorte de vestibule, dans lequel se tient en permanence un serviteur qui fait office de portier.
Le bulun' et les autres constructions de I2 lu servant de logement ou de magasin sont désignés bun\ et relèvent de trois types différe.nis qu. > passer en revue.
C'est, d'abord, la hutte en paille de forme conique ou plus ou moins arrondie, avec ou sans armature en branches : c'est, nous l'avons dit. la demeure ordinaire du nomade et elle est peu employée par les sédentaires, à part le cas d'établissement hâtif et temporaire.
Elle fait place d'ordinaire à la case formée d'un bâti en maçonnerie, cylindrique ou légèrement tronconique, surmonté d'un toit conique en chaume. Dans les lieux infestés de termites, l'on arrange sur le sol des pierres d'environ o m. 20 d'élévation, séparées l'une 6