Facsimile · p. 89
TRAVELS OF CAILLIAUD " galleries which joined the various buildings. In this hurried *•' ramble I counted eight temples or sanctuaries, forty-one dwelling " rooms, twenty-four courts, three galleries, and fourteen ramps ; " all these were enclosed within walls, and they occupied a piece of " ground which was 828 metres in circumference." He was not struck by the proportions of any of the buildings, for they were not in any way remarkable, but he was, like many a later traveller, much puzzled to discover among the confusion which rei<:;ned supreme, what was the purpose for which the group of buildings had been designed. Having ascended the highest wall of the central building, and studied the general arrangements of the ruins which he saw about him, he came to the conclusion that the temples, galleries, rooms, &c., formed parts of a place devoted to teaching, in fact, a college. The reasons for his conclusion are best set forth in his own words, but those who are acquainted with teaching institutions in the East will hardly accept it. From Masawwarat, Cailliaud visited the Wadi al-Banat, where he examined a small temple built and ornamented in the same style as the shrines of the pyramids of As-Sur, and then proceeded to the north, arriving in due course at Berber.
'* Cette solitude silencieuse, me dis-je, a done ete animee par les jeux "briiyans d'une jeunesse folatre? Ce monument sur les debris duquel je me " trouve a done retenti de la voix des professeurs ? Oui, ces figures informes "d'oiseaux et de quadrupedes, tracees sur les murs, sont bien I'ouvrage dune " main enfantine ; ces noms graves en caracteres ethiopiens sont bien ceux de " quelques Aleves : et qui ne reconnaitrait, a cet indice certain, I'interieur d'une "classe ? Ces autres noms grecs, sans doute ils sont ceux d'etrangers amis des "sciences que la c61ebrii6 du lieu y attirait. Ces trois longues galeries qui " partent de cette salle, ne conduisaient elles pas a divers lieux consacres a des "cours particuliers ? Ces logemens qui avoisinent ces salles d'etude, n'etaient-" ils pas destines aux professeurs ? Ces grandes cours nues, dessechees par "les rayons d'un soleil brulant, peut-etre alors 6taient des jardins et des bosquets "ou les jeunes tudians allaient goiiter les delices de la recreation ; oii les " maitres, assis a Tombre d'un arbre touffu, meditaient et preparaient leurs "IcQiins? Cet enclos qui renfermait un grand nombre de cellules, et hors de "renceinte. etait il le quartier des gens de service? ou bien ces cellules "avaient-elles piur objet d'offrir aux voyageurs un abri hospitalier? Helas ! "ces lieux autrefois si frequentes. ces lieux ou regnaient le mouvement et la "vie n'existent plus que pour etre un nouveau temoignage de I'instabilite des "choses humaines ; les hyenes, les chakals et autres animaux sauvages, en " parcourent les vastes decombres, sans y trouver rien qui puisse repaitre ieur " faim " (torn, iii., p. 142).
VOL. I. 49 E