Sudan Archive

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b EUGÈNE SIMON" ante-mamillaire. -— Chélicères, pattes-mâchoires et pattes blancjaunâtre testacé, parsemées de crins; patella et tibia de la première paire offrant de plus de petites squames blanches éparses. Pattes de la l re paire beaucoup plus épaisses que les autres; tibia à peine plus long que la patella, armé en dessous de deux lignes de 3-4 épines courtes et robustes, métatarse offrant deux paires d'épines semblables; tibia II armé en dessous d'une seule ligne de 2 épines plus faibles et de deux épines terminales; tibias III et IV offrant en dessous une seule épine médiane faible, une terminale et de chaque côté deux latérales; métatarses III et IV en dessous une paire d'épines médianes fines, une latérale interne et un verticille d'épines terminales plus fortes; pas d'épines patellaires. — Filières longues, testacées, les supérieures garnies de crins noirs très longs. — Épigyne en plaque .fauve très lisse, un peu rembrunie dans le milieu, marquée de chaque côté de quelques plis concentriques irréguliers et obtusément échancrée au bord postérieur.

3. peucetia pulchra EL, Ann. mag. nat. hist., 1865, p. 4.

Une femelle envoyée de Khartoum par M. Vossion.

Cette espèce, très répandue dans l'hémisphère sud. n'avait pas encore été trouvée au nord de l'équateur. Elle a été découverte au Zambèze (Blackwall), signalée plus au sud dans l'Inhambane (Pavesi) et enfin à l'île Sainte-Hélène (Cambridge).

P. pulchra est du groupe de P. Lucasi Vinson, et P. striata Karsch, caractérisé par la présence d'une ligne foncée sur la face antérieure des chélicères ; il se distingue de l'un et de l'autre par les annulations noires bien nettes de ses tibias et métatarses; il diffère en outre de P. Lucasi par les trochanters des pattes teintés de rouge, non entièrement noirs, par les chélicères pourvues en avant d'une large bande rouge entière mais sans bande noire latérale. Il se distingue de P. striata par cette même bande rouge des chélicères, chez celui-ci en effet les chélicères offrent, en avant, une fine ligne noire ne dépassant pas le tiers terminal.

Enfin l'épigyne présente chez chacune de ces espèces de grandes différences ; chez P. striata la plaque bilobéeen arrière est pourvue de deux longs appendices cylindriques, un peu recourbés en forme de cornes ; chez P. Lucasi la plaque génitale est très grande, noirâtre, tronquée droit en arrière, marquée de deux impressions sinueuses et précédée d'une fossette semi-circulaire, fermée en

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