Sudan Archive

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34 LA CHUTE DE KHARTOUM.

Voilà ce qui m'est advenu et ce que j'ai vu de mes

propres yeux.

Je n'ai pas vu Hassan-Bey-Benhassaoui la nuit de la

chute.

Je n'avais pour provisions que deux rotolis de blé.

Avant la prise de Khartoum, je n'ai rien entendu dire

par Gordon au sujet de Hassan-Bey.

Je n'ai jamais entendu dire que Gordon fût fâché

contre des officiers ou des soldats.

Après la chute et après ma sortie de Khartoum, le

bruit a couru que les rebelles* avaient pénétré dans la

ville par le Nil Blanc, du côté où commandait Hassan-

Bey-Benhassaoui.

Le fort Makran étant loin de la terrasse de la maison

où j'étais, je n'ai pu voir tirer

; je ne pouvais de là ni

voir ni entendre. (Distance du fort à la maison, environ

3 milles et demi anglais.) Du fort Bouri on a beaucoup tiré; mais de l'ouest je

n'ai entendu que deux coups de canon; les bruits se

confondaient.

Réponses au contre-examen de la défense.

Je suis resté caché pendant quatre heures sous des

citronniers.

Je ne pouvais pas distinguer si les coups de feu par-

taient de la ligne de fortification ou de l'ennemi.

Il n'y avait plus rien à manger dans la ville ; on chas-

sait les chiens, les ânes, et on les dévorait, — cinq jours

avant la chute.

Je passais la nuit sur la ligne, par l'ordre de

Gordon.

Les soldats mangeaient.

' d^ la gonime que Gordon

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