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87 de toutes parts des fontaines surmontées de coupoles et des réservoirs d'eau voûtés et ornés de sculptures ou d'autres belles choses ; les alentours sont bien arrosés, l'eau y jaillit abondamment de plusieurs sources, tout y a un air vert et frais ; les jardins et les vergers sont bien cultivés, les habitants fiers et indépendants. De Fèz à Sidjilmâsa, 13 journées. On passe par Çofrouï, on se rend ensuite à Cal'at Mahdî, à Tàdala, à Dây, à Chi'bo 'ç-Çafâ, et l'on traverse la grande montagne (le Daran), puis on va du côté méridional de la montagne à Sidjilmâsa. Çofrouï est à 1 journée de Fèz et à 2 de Cal'at Mahdi ; c'est une petite ville bien peuplée, mais où il n'y a que peu de bazars. La plupart des habitants sont laboureurs et élèvent du bétail ; les eaux y sont douces et abondantes. Cal'at Mahdî est une place très forte, située au sommet d'une montagne élevée ; il y a des bazars et diverses sources de prospérité ; on s'y livre à l'agriculture et à l'éducation des troupeaux. De Cal'at Mahdi à Tàdala 2 journées. Au sud de Cal'at Mahdi habitent diverses tribus de Zenâta, savoir es Banou Samdjoun, les Banou 'Idjân, les Banou Tascgdalt ¹), les Banou Abdolla, les Banou Mousa, les Banou Maroui (Mâroufi), les Tacalammân, les Arilouchan, les Antaeflacan et les Banou Sàmiri. De Fèz à Mecnâsa (Méquinèz), on compte 40 milles, en se dirigeant vers l'occident. Mecnâsa (est la capitale du pays des Mecnâsa qui) contient plusieurs bourgs, et est située sur la route de Salâ. L'itinéraire de Fèz à Mecnâsa est comme il suit : De Fèz on se rend à Maghila, ville autrefois populeuse, commerçante, possédant beaucoup de champs cultivés, située dans une vaste plaine parfaitement arrosée, couverte de verdure et de fleurs, d'herbes et d'arbres fruitiers, mais aujourd'hui ruinée. Le site de ce lieu est agréable et la température modérée.
1) La forme masculine Jالسلal se trouve dans l'Hist. des Berb., l. p. 294.