Facsimile · p. 502
134 qui lui correspond disparaît et est remplacée par une nouvelle également distincte et ne se confondant point avec la précédente qui a disparu, et ainsi de suite jusqu'à la fin de l'année, et tous les ans. 115 Voici les noms de ces douze poissons : ce sont le bouri (mugicephalus), le cadjoudj ¹), le mahal, le talant, les achbiltniyât, la chalba ²), le câroudh, le lâdj, la djoudja, la kahla, le tanfalou, et le cald.
Au sud-sud-ouest de ce lac et sans solution de continuité, il en caiste un autre qui s'appelle le lac de Tinidja, et dont la longueur est de 4 milles sur autant de largeur. Les eaux communiquent de l'un à l'autre d'une manière singulière, et voici comment : celles du lac de Tinidja sont douces et celles du lac de Bizerte salées. Le premier verse ses eaux dans le second durant six mois de l'année, puis le contraire a lieu; le courant cesse de se diriger dans le même sens et le second lac s'écoule dans le premier durant six mois, sans copendant que les eaux de celui de Bizerte deviennent douces, ni celles du lac de Tinidja salées. Ceci est encore l'une des particularités de ce pays. A Bizerte comme à Tunis, le poisson est peu cher et très abondant.
De Bizerte à Tabarca, on compte 70 milles. Cette dernière est une place forte maritime, médiocrement peuplée et dont les environs sont infestés d'Arabes misérables qui ne gardent pas la foi donnée et ne sont pas fidèles aux engagements. Il y a un port recherché par les navires espagnols et qu'ils prennent (pour point de relâche) dans leurs traversées en ligne directe (litt. d'un promontoire à l'autre).
A peu de distance sur le chemin qui conduit de Tabarca à Tunis, on trouve Badja, jolie ville, bâtie dans une plaine extrêmement fertile en blé et en orge, en sorte qu'il n'est pas dans le Maghrib de ville de 1) Peut-être le بح والج بال of forskal, p. 32 (sparus punifer) 2) Forskal XVI. Silurus (mystus), comp. V. de Sloane dans le Jourm. Astal. 1856. IL p. 316