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137 habitants. L'une de ces sources s'appelle la fontaine de Rabah, l'autre la fontaine de Ziyâd ; l'eau de cette dernière est meilleure que celle de l'autre, et très salubre. Le territoire de Laribus contient une mine de fer, mais on n'y voit absolument aucun arbre. Dans les champs qui entourent la ville, on recueille du blé et de l'orge en abondance. A 12 milles de là et à l'ouest de Laribus est située la ville d'Obba (Oba) dont le territoire produit du safran qui, sous le rapport de la quantité (que le terrain produit) comme sous celui de la qualité, est comparable au safran d'Espagne 1). Les territoires de ces deux villes n'en font qu'un et se confondent. Au centre d'Obba est une source d'eau douce très abondante qui sert aux besoins des habitants. La ville était autrefois entourée de murs construits en terre, et le prix des objets de consommation y était peu élevé ; actuellement tout est à peu près en ruines.

De Laribus (Aloibos) à Tâmadit, on compte 2 journées. Tâmadit est une petite ville, entourée de murs en terre ; on y boit de l'eau de source; on y recueille beaucoup d'orge et beaucoup de blé. Dans l'in- 118 tervalle compris entre Laribus et Tâmadit est un bourg nommé Marmâdjanna dont les habitants ont à payer un tribut annuel aux Arabes. On y récolte du blé et de l'orge en quantité plus que suffisante pour les besoins du lieu.

De Tidjis à la ville maritime de Bone, on compte 3 journées. De Tidjis à Bâghây, 3 journées. De Laribus à al-Cairawân, 5 journées. De Laribus à Tunis, 2 journées. De Tidjis à Constantine, 2 journées. La distance entre Laribus et Bougie est de 12 journées. De Marmâdjanna à Maddjâna, 2 faibles journées, on plutôt 1 très forte.

1) Ibu Hana, auquel Edrisi a emprunte ce qu'il dat, à «au safran de Laribus»; comp, ma Descrptio 1-Maghribi, p. 38.

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