Sudan Archive

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195 fait encore une halte, on arrive à Aïla. Après avoir quitté Aïla on passe par Haçl ¹), Madyan, al-A’dâ (al-A’râ), puis par une station sans nom, al-Calaya, Schi’b ²), al-Baidha, Wadi ‘l-Corâ, ar-Rohaïba ³), Dzou 164 ‘l-Marwa, as-Sowai'dâ, Dzou Khochob, et de là à Médine-Yatsrib. Il existe une autre route qui suit les bords de la mer de Colzom, savoir: de Migr à Ain Chams, à al-Matariya, Bircato ‘l-Djebb, petit lac où se déchargent les eaux du canal du Caire, Djobb Adjaroud, Djobbo-‘l-Adjouz (Adjoun), al-Colzom, Batn Moghira, port auprès duquel il existe un petit lac, le golfe de Fâran, Madid, Tirân ⁴), lieu dangereux où se perdent souvent les navires durant la tempête; en effet, c’est une baie qu’une haute montagne domine; lorsque le vent vient à souffler de ce côté, il s’engouffre, descend vers la mer, soulève les ondes et fait périr tous les navires qui s’y trouvent; lorsque c’est le vent du midi qui souffle, il n’y a aucun moyen d’en sortir. Cette baie dangereuse comprend un espace d’environ 6 milles; on dit que c’est là que Pharaon (sur qui soit la malédiction divine!) fut submergé. Auprès de Fâran il existe également un endroit difficile à traverser lorsque le vent souffle de l’est à l’ouest ou de l’ouest à l’est ⁵). Cet endroit s’appelle Djobailân ⁶).

_________________ 1) Yacoubi et Codama Charafa ‘l-Baghi, station sur la route des pèlerins de la Syrie. 2) Codama السرحين بني نُتعب dont M. Sprenger, p. 120, fait trois stations. 3) Les manuscrits donnent, pour ce qui concerne les points diacritiques, presque toutes les variantes qui sont possibles. J’ai préféré la leçon de B. en comparant le du Mochtark (comp. aussi Sprenger, p. 119). الحميد 4) La plupart des géographes arabes écrivent Tirân, comp. la note sur le Mercrid L p. 14 (IV. p. 448). 5) Un des manuscrits de Balkhi porte مغربا فلا يسلكن الا بالخصم موضع والبدبور مشرقا, l’autre manuscrit, l’abrégé d’Istakhri et Ibn Hancal omettent الا comme Edrisi. Le sens d’après Balkhi est: « on ne saurait passer cet endroit de l’orient à l’occident que lorsque le vent d’est souffle, ou de l’occident à l’orient, que lorsque le vent d’ouest souffle”. 6) Balkhi: Djobailan.

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